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 La prédominance de la transmission orale des hadîths

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RACHTOK
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MessageSujet: La prédominance de la transmission orale des hadîths   Sam 19 Nov à 1:40

La méthode d'enseignement, à cette époque, consistait à apprendre par coeur chaque mot et à le répéter devant l'enseignant, qui à son tour, devait s'assurer que l'élève a bien su avant que celui-ci puisse se permettre d'enseigner aux autres. Le Prophète (), tout en insistant sur la propagation de ses paroles et ses actes, a également prévenu :

« Celui qui, à dessein, déforme mes enseignements ou propage des faussetés est condamné à la perdition »

On rapporte que certains des éminents compagnons et savants érudits, tremblaient de tout leur corps de crainte de commettre une faute en récitant un hadîth et encourent, de ce fait, la colère éternelle de Dieu. Abdallâh ibn Mas'ûd était si prudent qu'une fois, lorsqu'il rapportait quelque chose à propos du Prophète (), sa figure devint pâle comme la mort et il s'empressait d'ajouter : « Le Prophète () l'avait dit ainsi ou dans ce sens. »

Une mémoire solide était pour les Arabes un don de Dieu. Ils avaient l'habitude de retenir des centaines de vers chantant les éloges de leurs tribus, leurs ancêtres et même leurs chevaux de bonne souche. Comme toute autre faculté de l'homme une mémoire tenace se développe par un usage constant. Les compagnons et leurs successeurs, qui étaient avides de retenir le plus petit détail se rapportant au Prophète (), avaient développé cette faculté au plus haut degré de perfection. Ils avaient l'habitude d'apprendre par coeur chaque parole, chaque action, chaque événement de la vie du Prophète () avec le même soin méticuleux par lequel les musulmans, de nos jours, apprennent le Coran. Chaque Narrateur pouvait répéter, mot par mot, des dizaines de milliers de traditions. Quoiqu'ils les rédigeaient parfois par écrit, ils ne pouvaient prétendre mériter le respect des autres, aussi longtemps qu'ils ne les récitaient pas de mémoire. D'ailleurs, le recours aux notes était considéré comme le témoignage d'une mémoire défaillante et pourrait discréditer le savant, on ne réservait ordinairement de telles annotations que pour son usage personnel.

Les raisons sont multiples pour expliquer l'hésitation des compagnons à consigner en écrit les traditions du Prophète () au début même de sa mission.

Première raison.

Le Prophète (), aux premiers jours de sa mission, avait défendu qu'on écrive quoique ce soit sauf la parole sacrée d'Allah. On rapporte que le Prophète () avait dit à ses compagnons :

« N'écrivez rien qui vient de moi sauf le Coran »

Cet ordre était destiné à l'homme ordinaire pour éviter que les révélations se confondent avec les traditions. Mais plus tard, lorsque la révélation était sur le point de cesser et le peuple eut appris à distinguer entre les deux, le Prophète () permis aux compagnons d'écrire ce qu'ils entendaient de lui. Il y avait cependant des compagnons qui, par excès de prudence, s'abstenaient toujours d'écrire, fût- ce une seule tradition, de crainte de commettre une faute et encourir ainsi le déplaisir du Prophète ()

Deuxième raison.

Les Arabes dédaignaient d'écrire tout ce qui devaient être appris par coeur. Quelques-uns des compagnons étaient d'avis que, du moment que les traditions du Prophète () auraient été rédigées en écrit, les gens abandonneraient la pratique de les apprendre par coeur. Selon eux, l'habitude d'écrire rendait les gens indolents, car à tout moment ils ne feraient que consulter leurs notes. Cette crainte n'était pas entièrement injustifiée, puisque nous voyons qu'à mesure que les annotations des traditions augmentaient, les érudits en abandonnaient graduellement la mémorisation. Avec le temps, leur transcription écrite ne constitua cependant nullement un obstacle à l'érudition.

Troisième raison.

Les Arabes n'aiment pas écrire quelque chose et puis l'apprendre par coeur. Selon eux, c'est signe d'une mémoire courte. Pour cette raison, s'ils devaient écrire quelque chose, ils essayaient toujours de le dissimuler. Les premiers érudits étaient d'avis que, tout ce qui est gravé dans le coeur était plus en sécurité et plus durable, que ce qui est écrit. Ils pensaient qu'un texte écrit était toujours exposé aux risques d'interpolation et de destruction tandis que ce qui est renfermé dans la mémoire de l'homme se trouve hors de la portée de tout intrus.

Toutefois, il est inexact d'affirmer que les récits ayant trait aux enseignements, à la vie et à la conduite du Prophète () furent transmis uniquement par voie orale pendant les 90 ou 100 premières années, comme les orientalistes le prétendent. Cette idée erronée est attribuée au fait que « Al-Mouwatta » de l'Imam Mâlik ( mort en 179 A.H / 795 A.C ) est généralement considéré comme la première compilation de hadîth.

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