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 Islamophobie

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MessageSujet: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:04

voici un certains nombre d'actes islamophobes en france malheuresement on confond l'islam et la violence ce qui démontre bien une méconnaissance de l'autre et un manque d'éducation latent merci à Himam de mejliss el Kalam pour son travail.


«Nulle part cette jalousie et cette volonté de revanche [contre l’Occident] ne sont aussi accentuées que chez les musulmans.» Edouard Balladur, ex-Premier Ministre, La fin de l'illusion jacobine, janvier 2005.



Luc Ferry, ex-ministre de l’Education Nationale, pour résoudre le "problème" du voile à l’école, « propose de mettre le string sur la tête et le tchador ailleurs », Le Vrai Journal, Canal +, 19 octobre 2003



« Ce sont des français comme les autres, mais il y a certaines de NOS valeurs qui leur paraissent inaccessibles»Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, en commentant l’exclusion des deux s½urs voilées Alma et Lila du lycée d’Aubervillers, septembre 2003.



« Le terme "islamophobie" a été forgé par les intégristes », Dominique Sopo, président de Sos Racisme, en réponse à Mouloud Aounit, président du Mrap, qui mit sur le même plan antisémitisme et islamophobie lors d’une interview, le Monde (16.05.2004)



« Il faut le dire clairement, il n’y a pas d’islamophobie en France !» François Baroin, député de l'Aube et porte-parole de l’UMP, à l’émission Mots Croisés sur France2 (03.11.03).

« Je suis un peu islamophobe, ça ne me gêne pas de le dire. J’ai le droit de penser que l’Islam — je dis bien l’Islam je ne parle même pas des islamistes — apporte une certaine débilité qui en effet me rend islamophobe » Claude Imbert, membre du Haut Conseil à l’Intégration et fondateur du magazine Le Point sur LCI (24.10.02).

« C’est la nature intrinsèque de l’Islam qui pousse au crime.» Bernard Henri Levy, Le Monde (1997).

« La religion la plus con, c'est quand même l'Islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré. La Bible, au moins, c'est très beau, parce que les Juifs ont un sacré talent littéraire... ce qui peut excuser beaucoup de choses.» - « L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition » Michel Houellbecq, écrivain, dans une interview au mensuel Lire (2001).

« Les fils d’Allah se multiplient comme des rats » Oriana Fallaci, journaliste, dans son roman La rage et l’orgueil (2002).

« Quand on n’aime pas la République française, on va ailleurs ». Xavier Darcos, Ministre délégué à l’enseignement scolaire parlant des françaises voilées.

« Le succès de Le Pen est un message aux Musulmans de se tenir tranquille, parce qu'il s'est toujours opposé à l'immigration musulmane.» Roger Cukierman, Président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), journal israëlien Haaret'z , (23 avril 2002).

« L’échec de l’intégration en France de 1,8 millions de musulmans qui vivent en repli et rejettent l’éducation républicaine, pour se vouer à l’extrémisme musulman » Nissim Zvili – Ambassadeur d’Israël en France - LCI (13.07.04)

« Certains journalistes français issus de l'immigration maghrébine sont confrontés à la discrimination, sans doute parce qu'ils sont proches des tendances islamistes. » Blandine Kriegel, Présidente du Haut Conseil à l'Intégration à l'Elysée (18.03.04)

« Il faudrait que les organisations religieuses, et notamment les imams des cités où il y a des agresseurs, fassent parvenir la bonne parole et indiquent que les actes antisémites sont insupportables» Roger Cukierman, président du Crif, après l’agression fictive du RER D (11.07.04)

Le directeur de l'Agence juive, Salaï Meridor, a fait état d'une « islamisation croissante de l'Europe en raison du nombre de plus en plus élevé de musulmans. » Le Monde (25.05.2004)



En parlant des musulmans, Patrick Declerck psychanalyste et écrivain, affirme : « en face, on s’organise. On s’organise, on planifie, on égorge et on décapite… » et d’ajouter : « je hais l’Islam ». Le Monde (12.08.2004)



« J’appelle donc Islam ce désastre, cet astre obscur chu de la négation du présent… Cet air irrespirable. » Jack-Alain Léger, écrivain, «Tartuffe fait ramadan» (2003)



« Il y a des musulmans partout, ils envahissent tout », « Pour moi, Le Pen est un gauchiste », Maurice G. Dantec, écrivain, interview parue dans le magazine Le Point (2003).



« Nous ne pouvons pas encourager tout ce qui pousse à l'extrême, l'islamisme ou le soufisme. » André Santini, député socialiste, LCI (24.02.2004)



« La présence musulmane qui ne cesse d’augmenter en Europe met clairement la vie des Juifs en danger » Ariel Sharon, premier ministre israélien, interview accordée au site EUpolitix.com (2003).



« Les mosquées, qui sont un lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une République laïque » Jacques Peyrat, sénateur-maire de Nice, dans un courrier adressé à Noël Vouret, conseiller municipal subdélégué aux relations avec les cultes (12.09.2000)



« Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent... nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères, ont donné leur vie depuis des siècles pour chasser les envahisseurs successifs » Brigitte Bardot, ex-actrice, dans son livre Un cri dans le silence (éditions du Rocher) (2003)



« ...et il est question de construire des écoles coraniques un peu partout ! ... Mais on va vers la guerre civile ! » Marc Blondel, ex-secrétaire général de Force Ouvrière, sur RMC (27 août 2003).



« Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique » Claude Levi-Strauss, ethnologue, Le Nouvel Observateur (10 octobre 2002)



« La lecture du Coran est une chose dégoûtante. Dès que l’islam naît, il se signale par sa volonté de soumettre le monde. Sa nature, c’est de soumettre. C’est une religion belliqueuse, intolérante, qui rend les gens malheureux » Michel Houellbecq, écrivain, dans une interview au Figaro-Magazine (25 août 2001)



« Le voile est une opération terroriste. En France, les lycéennes savent que leur voile est tâché de sang. Dans nos écoles, question d’honneur, on n’enseigne pas à des élèves en uniforme. Sauf au temps du nazisme. » André Glucksmann, philosophe, L’Express, 17 novembre 1994



« On ne peut guère contester que le foulard islamique soit devenu en France l’emblème et le drapeau du système qui sévit actuellement à Téhéran et dans les maquis islamistes d’Algérie et d’Égypte [...]. En bonne logique républicaine, ce système devrait inspirer le même degré de répulsion qu’inspiraient aux meilleurs éléments de notre peuple il y a un demi-siècle les variétés diverses du fascisme. » Maurice Agulhon, professeur au Collège de France



« Il y a, dans le foulard, un mélange de soumission des femmes et d’arrogance qui est une insulte à l’enseignement. » Alain Finkielkraut, philosophe, dans L’Arche, juin-juillet 2003



« Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d'intégristes potentiels. » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997



« Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des Musulmans et des Noirs. » Jacques Chirac, 19 juin 1991



« L’islam modéré n’existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane sont endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour que s’étende le règne du démon aux dépens du Royaume du Christ ! » L’abbé Philippe Sulmont, bulletin paroissial 2002.



A propos du CFCM et de l'action de M.Sarkozy : « Il fallait d’abord pratiquer à la manière de Napoléon, choisir les « bons » musulmans pour construire un islam de France. Après, cela ne me gênait pas de changer la loi de 1905 pour récompenser ceux qu’on avait choisis. Mais si c’est pour refaire ce qu’on a fait avec le CFCM, s’il s’agit de donner carte blanche à l’UOIF pour la construction des mosquées, bonjour les dégâts ! » Alain Madelin, Le Figaro, 28 octobre 2004



« Il y a dans le Coran de nombreuses exhortations à la guerre dite sainte. Il ne s'agit pas d'un combat spirituel, il est bel et bien question d'opérations militaires sanglantes avec égorgements, massacres, butins. Tous actes dont les informations télévisées nous attestent la fréquence actuelle. » Jean-Pierre Frayssinhes,écrivain et philosophe, 05 octobre 2001, Le Point.


Dernière édition par le Lun 23 Jan à 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:05

Attaque criminelle d'une mosquée

Cette agression intervient au lendemain des délibérations du conseil municipal qui a statué sur la cession du local à l'association gestionnaire des lieux.

Joint par téléphone, Mr GHERGUI Abdel Hakim, a indiqué que : " environ 15 m2 d'espace ont été brûlés. Le ou les individus sont montés sur le toit de la mosquée en passant par les branches d'un arbre mitoyen avant de jeter un objet incendiaire dans la salle de prière. Nous avons pris des photos et nous avons porté plainte " a précisé M. GHERGUI.

Amara Bamba

http://www.saphirnet.info, Mardi 31 Décembre 2002



Une mosquée visée par un attentat dans la banlieue de Lyon

UN LIEU de culte musulman situé à Rillieux-la-Pape, dans la banlieue nord de Lyon, a été la cible d'un incendie d'origine criminelle dans la nuit du 26 au 27 décembre. Un ou plusieurs individus ont ouvert un vasistas et projeté un produit incendiaire qui a enflammé environ 15 m2 de moquette dans la principale salle de prière. Le feu ne s'est pas propagé grâce à la moquette ignifugée, selon Hakim Chergui, le président de l'association culturelle de la mosquée de Rillieux-la-Pape. Les enquêteurs excluent « pour le moment » tout lien avec le geste de vandalisme contre la grande mosquée de Lyon, aspergée de peinture bleu, blanche et rouge, dans la nuit du 27 au 28 décembre. Lundi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant ce lieu de culte pour dénoncer « l'islamophobie latente » qui règne en France, selon Kamel Kabtane, le recteur de la grande mosquée. La manifestation réunissait des représentants des Eglises chrétiennes et le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, ainsi que de nombreux élus, de droite comme de gauche.

Le Monde – 01 janvier 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche...4&finannee=2003



Deux mosquées sont "visitées" à Nîmes (Gard). Les locaux techniques et les bureaux ont été saccagés et de l'argent dérobé.

11 janvier 2003 - http://actu.voila.fr/Depeche/depeche....ouo9217f.html



SIX NOUVELLES mosquées ont subi, ces derniers jours, des agressions.

Selon une enquête menée par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), des jets de peinture bleue, blanche et rouge ont été perpétrés contre des mosquées de Lille-sud, Nanterre, Bordeaux, Melun, Paris 11e (rue Jean-Pierre Timbaud) et Paris 19e. Ces actions, qui se sont déroulées sur trois jours, samedi 25, dimanche 26 et lundi 27 janvier, ont été revendiquées par un groupuscule d'extrême droite, les comités Canal résistance, sur le site Internet SOS Racaille.

Ce groupe s'était fait connaître en décembre 2002, lors de l'agression similaire qui avait touché la mosquée de Lyon. Le ministère de l'intérieur avoue ne pas être au courant de toutes ces agressions et ne connaître que celle de Melun. Le MRAP, qui dit surveiller de près la production de ce site Internet, avait alerté depuis plusieurs mois le ministère ainsi que l'ensemble des parlementaires sur sa dangerosité.

Le Monde, 1er février 2003



Des dégradations à la mosquée de Quimper

Une enquête de police a été ouverte après le découverte, jeudi 6 février, de deux croix dessinées à la peinture rouge sur des piliers à l'entrée de la mosquée en construction de Quimper (Finistère). Deux autres croix ont été peintes sur les palissades de ce lieu de culte qui avait été l'objet d'un début d'incendie en janvier. Les responsables de la mosquée ont porté plainte. Un fax anonyme adressé au bureau de l'AFP à Rennes annonçait les dégradations dans la matinée du 6 février. « L'Islam ne régnera pas », indiquait le message qui a été envoyé des locaux d'une société créée par Michel Dor, un ancien responsable local du Front national, puis du Mouvement national républicain (MNR). M. Dor a reconnu que le numéro de téléphone relevé sur le fax correspondait bien à ses coordonnées. Il a, cependant, nié toute implication dans cette action. Les enquêteurs n'excluent pas une machination. Après avoir quitté le MNR à l'automne 2002 pour protester contre la stratégie électorale de son président, Bruno Mégret, M. Dor avait suscité la colère de certains sympathisants d'extrême droite.

Le Monde – 9 février 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche...4&finannee=2003



Un lieu de culte musulman incendié à Nancy

LA POLICE privilégie la piste criminelle après l'incendie qui s'est déclaré dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 mars dans un gymnase faisant office de mosquée, dans le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy. Le feu a démarré peu après 3 heures 30 du matin, alors qu'il n'y avait personne dans le bâtiment. Eteint vers 4 heures 15, il a ravagé une superficie de 200 mètres carrés. Les enquêteurs ont constaté sur place des traces d'effraction. Cet incendie, que la mairie de Nancy tient à « déconnecter du contexte international », intervient le jour même où était prévue avec les différentes associations de la communauté musulmane une réunion sur la nouvelle mosquée de Nancy.

L'agglomération a entrepris une réflexion sur l'implantation d'un nouveau lieu de culte, plus adapté et plus respecteux de la communauté musulmane. Mais, selon certains témoignages, il y aurait autour de la question de la représentativité des associations participant au débat « une petite tension interne ».- (Corresp.)

Le Monde – 27 mars 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche...4&finannee=2003



Attentat contre la Grande Mosquée de Paris

Une bouteille enflammée a été lancée, dimanche 18 mai en début d'après-midi, en direction d'une porte de la Grande Mosquée de Paris, située place du Puits-de-l'Ermite, dans le 5e arrondissement. Aucun dégât n'a été constaté. L'auteur de ce geste a pris la fuite au volant d'une voiture qui était garée à proximité. La 3e Division de police judiciaire (DPJ) a été saisie de l'enquête

Le Monde – 20 mai 2003 - http://www.lemonde.fr/web/recherche...9&finannee=2003



Plainte contre un tract d’extrême-droite.

Le conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis a décidé de porter plainte contre les auteurs d’un tract distribué, ce week-end, dans un grand nombre de boîtes aux lettres des immeubles de Saint-Denis, Epinay et Villetaneuse.

Ce document intitulé « Français nous vous haïssons » a, selon une source policière, vraisemblablement été rédigé par un groupuscule d’extrême-droite. Les rédacteurs se présentent comme des « Algériens et Arabes » avant de fustiger la France, les Français et la communauté juive.

« Le ton et les formules nous font penser à la littérature d’extrême-droite, telle qu’Unité Radicale, dans le but de monter la population contre la communauté arabo-musulmane », précise l’enquêteur.

Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis matin, page 2, mercredi 20 août 2003



Le militant d’extrême droite jugé à Paris.

Florian Scheckler voulait « mourir en martyr » en se faisant exploser dans une mosquée parisienne. Il s’en était vanté auprès de ses amis du mouvement d’extrême droite Unité Radicale et de la mouvance catholique intégriste qu’il fréquentait assidûment. Chez lui, les policiers ont retrouvé des substances explosives et un testament appelant à la « croisade ». Interpellé fin janvier et écroué à la prison de la Santé, Florian Scheckler, presque 30 ans, comparaît aujourd’hui devant la seizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Me Sophie Soria entend demander la relaxe de son client qui encourt entre cinq et sept ans de prison.

Le Parisien, mercredi 10 septembre 2003, page 17



La porte d'une salle de prière de Dunkerque cible d'un incendie

DUNKERQUE (AP) - La porte d'une salle de prière musulmane de Dunkerque (Nord) a été incendiée mardi soir sans faire de blessé, a-t-on appris mercredi auprès du commissariat de Dunkerque. Des croix gammées à l'envers ont été inscrites sur la porte qui a été endommagée.

Un produit inflammable a été jeté contre la porte de cette salle de prière de l'association du croissant de l'Islam qui était vide au moment des faits, a précisé la police qui a été prévenue par des riverains.

Des analyses sont en cours pour déterminer la nature du produit et l'enquête a été confiée à la sûreté urbaine de la ville. Les deux croix gammées étaient mal recopiées, inscrites dans le mauvais bon sens, selon la police.

© AP - The Associated Press,. 26 Novembre 2003



Boucherie hallal visée en Corse

Une boucherie hallal a été légèrement endommagée par un attentat à l'explosif dans la nuit de dimanche à lundi à Porto-Vecchio, en Corse-du-Sud. L'attentat n'a été ni revendiqué ni signé. Une inscription "droga fora" (la drogue dehors) a été peinte sur le mur du commerce."

TF1 - Lundi 01 décembre 2003 - 01h54



Tempête autour de la mosquée

par Stéphane Lavignotte

À quoi joue la mairie de Strasbourg ? Après des années de rebondissements (voir encadré), les 40 000 musulmans de l’agglomération pouvaient enfin espérer voir leur projet de grande mosquée sortir de terre. Patatras ! Un courrier des élus municipaux a tout remis en cause, apparemment. Le 17 novembre, en plein conseil municipal, deux jours après la signature du permis de construire, Catherine Trautmann, ex-maire PS, aujourd’hui dans l’opposition, rendait public un courrier envoyé aux administrateurs de la Grande Mosquée par son successeur, Fabienne Keller et Robert Grossmann, maire délégué (et président de la Communauté urbaine). Le duo pose de curieuses conditions pour la participation financière de la mairie au projet (1). En vrac : ils citent des personnes qu'ils aimeraient voir élues au conseil d’administration ; « les prêches ou sermons (des) imams [doivent se faire] en français et non pas en arabe » ; l’accueil de « cours de religion » pour les enfants est jugé surprenant. Cerise sur le gâteau : « alors que la délinquance se développe à nouveau ces dernières semaines, écrivent les deux élus, votre place à Strasbourg et ce projet de nouvelle mosquée auraient tout de même dû avoir des effets positifs, quant à l’influence de vos responsables sur les populations que vous côtoyez. » Des affirmations qui ont choqué, entre autres, les Églises chrétiennes locales. Ove Ullestad, responsable protestant pour les relations avec l’islam rappelle que « les pouvoirs publics n’ont pas à s’immiscer dans l’organisation du culte. Le choix de la langue pour les prêches est de cet ordre ». Un sujet sensible dans une région où l’allemand et l’alsacien sont utilisés dans les cultes protestants, le yiddish et l’hébreu dans certaines synagogues et même le latin pour un culte catholique traditionnel hebdomadaire…

Que cherche la mairie de Strasbourg par un courrier tellement maladroit qu’il aurait jeté la consternation jusqu’au cabinet de Nicolas Sarkozy ? Faire capoter le projet ? En effet, ordinairement en Alsace, le financement à hauteur de 10 % par la ville ouvre presque automatiquement d’autresaides : 10 % supplémentaire par le Conseil général et encore 10 % par la Région. Un tiers du financement pourraient ainsi être remis en cause. Adderrahim El Heloui, un des initiateurs du projet, a immédiatement fait savoir que « la communauté musulmane pourrait se passer du financement de la mairie ».

Cette pression municipale n’est pas nouvelle. La majorité UMP a déjà fait supprimer du projet les bâtiments prévus pour l’action sociale et les animations culturelles. Elle a aussi fait réduire d’un tiers la surface de la salle de prière, fait en sorte qu’il n’y ait pas de minaret comme il était prévu avec l’ancienne municipalité…

Faut-il chercher une explication plus politicienne ? Lors des dernières législatives, malgré la vague UMP, Robert Grossmann avait échoué de 121 voix face au socialiste Armand Jung (le seul élu de gauche). L’extrême droite alsacienne (pour une fois unie) avait appelé à faire battre celui-ci au second tour. En cause, notamment, un manque de clarté sur le projet de mosquée. Moins de la moitié des voix d’extrême droite du premier tour avait « échappé » à Grossmann. « Est-ce une maladresse ou un gage donné à cette partie de l’électorat à quelques mois de nouvelles échéances ? », s’interroge Gérard Janus, président du mouvement protestant de lutte contre l’extrême droite « Comprendre et s’engager » « Il y a des choses qui ne devraient pas faire l’objet d’enjeux politiciens, comme l’antisémitisme ou la place de l’islam. Et malheureusement, à droite comme à gauche, aucun parti n’échappe à l’instrumentalisation de ces questions », conclut Gérard Janus.

(1) En Alsace-Lorraine où la loi de 1905 ne s’applique pas, 10 % du coût de construction d’un édifice religieux est pris en charge par la collectivité locale.

Témoignage Chrétien, Décembre 2003
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:06

Cocktails molotov devant une mosquée : émoi dans la communauté musulmane

Des représentants de la communauté musulmane d’Avignon ont appelé vendredi à manifester contre la multiplication des actes racistes après la découverte jeudi de cocktails molotov devant l’entrée d’une mosquée et d’une association musulmane de la ville.

Le rassemblement de protestation est prévu samedi devant la préfecture du Vaucluse à Avignon, a-t-on indiqué de même source.

"Un autre lieu de culte avait déjà connu un incident similaire. La mosquée de la Rocade (ceinture routière autour des remparts de la Cité des papes, ndlr) a également été cambriolée et plusieurs portes défoncées. On reçoit également des lettres d’injures", a expliqué à l’AFP Mohamed Moussaoui, imam et vice-président du Conseil régional du culte musulman.

"Ce type d’actes que je peux qualifier +d’islamophobie+ commence à se multiplier et cela nous inquiète. On assiste à un regain d’intolérance et de racisme qui ne vise pas uniquement la communauté musulmane, auquel il faut mettre un terme. Il faut dire d’une voix forte : ces actes sont intolérables", a-t-il ajouté.

Jeudi matin, quatre cocktails molotov dont la mèche a fait long feu avaient été découverts devant la mosquée Monclar, au sud d’Avignon. Deux autres engins incendiaires avaient également été déposés devant les locaux d’une association musulmane "jeunesse énergie avignonnaise", dans le quartier de la Croix des oiseaux, sans faire plus de dégât.

Les responsables des deux structures ont porté plainte.

"On voudrait donner un avertissement, qu’on ne s’y prendrait pas autrement", a estimé un policier surpris par le modus operandi. "Quand on veut perpétrer un attentat, on s’y prend autrement", a-t-il ajouté.

La Croix - samedi 13 décembre 2003 - http://marseille.naros.info/breve.php3?id_breve=373



Châlons-en-Champagne : Dégradation à la mosquée

« Ca commence par bien faire », s'énerve Djilali Benmohammed, le trésorier de la mosquée Nour El Islam de Châlons-en-Champagne.

L'Union - 26 déc 2003



La blague sinistre des «potaches» fachos à la basilique Saint-Denis

Ils avaient voulu rigoler, mener «une action drôle et amusante». Passer une bonne journée. Ils se sont retrouvés hier devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine Saint-Denis). Cinq hommes d'extrême droite poursuivis pour violences avec préméditation, en réunion et avec arme.

Ils étaient militants de l'Union radicale, dissoute en août 2002, après que l'un des leurs, Maxime Brunerie, a tenté de tirer sur Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. Ils ont rebaptisé leur groupuscule «Unité amicale» par «moquerie vis-à-vis de l'Etat».

Sacrilège. Les cinq, eux, n'avaient pas voulu de violence, ont-ils juré hier. Le 15 septembre 2002, en compagnie d'une dizaine d'autres militants qui n'ont pas été arrêtés, ils ont pris pour cible le curé de la basilique de Saint-Denis, le père Bernard Berger, 70 ans, parce qu'il avait accueilli des sans-papiers dans son église. «Collabo de l'immigration», le prêtre avait abrité des «musulmans dans une basilique royale», ce qui constituait, à leurs yeux, une offense à l'histoire de France et une «profanation» de la nécropole des rois.(NDLR : « à bas l’Islam », Le Parisien Ed. Seine-St-Denis, mardi 2 mars 2004) Le religieux méritait d'être «entartré», à la façon du comique belge Noël Gaudin. Ils avaient prévu de mener l'action avant l'office, pour ne pas commettre de sacrilège, a tenu à préciser, hier, le plus âgé de la bande. Hervé Lalin, 37 ans, professeur au chômage, s'est plaint qu'après les «ignobles calomnies» publiées sur son compte par les journaux, il n'a «plus aucun espoir de trouver un emploi dans la fonction publique». A son domicile, les policiers ont déniché des K7 de chants de Waffen SS, des tracts comme «L'extrême droite, c'est hypercool». Et une intrigante liste de personnalités. Régis Debray, Bertrand Delanoë, Philippe Sollers, Bertrand Poirot-Delpech. Hervé Lalin a expliqué hier que, faute d'emploi dans l'Education nationale, il a été «agent de sécurité» aux éditions Gallimard.

C'est Hervé Lalin qui a piloté l'action. Il a couvert le prêtre de mousse à raser et, avec un petit pistolet à eau, a inondé sa chasuble d'eau et d'encre. Marc Maregiano-Koenig, 25 ans, étudiant en sciences politiques, lecteur de Nietzsche, a pris les photos de l'événement qui ont été diffusées sur Internet. Chez lui, les enquêteurs ont trouvé des croix gammées et des tracts sur «La France qui perd, la France qui pue». Il ne voulait pas d'action violente : «Je ne suis pas un terroriste», a assuré cet homme en veste de cuir. Ce jour-là, il voulait «rigoler». En jean et capuchon dans le dos, Rémi Margueritte, 29 ans, agent d'entretien sans emploi, est le seul à avoir dit qu'il connaissait Maxime Brunerie. Lui a aspergé le curé de gaz lacrymogène, au moment où le sacristain et un paroissien se portaient au secours du religieux. Stéphane Malachwiej, 27 ans, logisticien, et Guillaume Duchesne, 28 ans, surveillant pénitentiaire à la prison de Melun, se sont connus au collège. Ils sont militants, encartés chez Bruno Mégret. En laissant des tracts dans la basilique, «le curé s'est pris une tarte dans la ******. Franchement, il l'a bien méritée. Avis aux amateurs», ils ont voulu faire rire.

«Très choqué». La procureure a rappelé que le vieux père Berger avait été «très choqué», restant un moment sans réaction. Elle n'a vu que de la «pure violence» dans cette «blague», et a réclamé de 4 à 12 mois de prison avec sursis.

La défense a décrit une «affaire de potaches», en s'insurgeant contre un «procès politique». Jugement le 4 mars. Brigitte VITAL-DURAND

Libération, mardi 2 mars 2004, http://www.liberation.fr/page.php?Article=182723



Incendie de mosquées en Haute Savoie: Perben demande une sévérité maximum

Le ministre de la Justice Dominique Perben a demandé vendredi au parquet une sévérité maximum après l'incendie de deux mosquées en Haute-Savoie, a indiqué la Chancellerie.

M. Perben a demandé au procureur général que cette infraction tombe sous le coup de la loi de février 2003 qui double le maximum de la peine encourue en cas de motivation raciste, a-t-on indiqué de même source.

Selon cette loi, le maximum de la peine pour destruction par incendie ou explosif, passe de 10 à 20 ans de prison.

Les deux incendies volontaires ont détruit une salle de prière à Seynod (Haute-Savoie) et endommagé la chaufferie de la mosquée d'Annecy.

La Croix, samedi 6 mars 2004, http://www.la-croix.com/afp/index.j...1000&rubId=1295



Discriminations scandaleuses

par Michel Cool

Deux lieux de culte musulman ont été victimes d’incendies criminels la semaine passée à Annecy (Haute-Savoie). En une nuit et à quelques heures d’intervalles. Une nuit effrayante de feux racistes, comme la croix celtique, emblématique de l’extrême droite, dessinée sur le mur d’un des édifices, paraît l’indiquer. Si les flammes n’ont que partiellement abîmé le local technique de la mosquée, elles ont, par contre, ravagé la chaire à prêcher, les tapis et les livres de la salle de prière de la banlieue annecienne de Seynod. « Ce n’est pas un acte de vandalisme, c’est un attentat. Or, aucune personnalité politique de premier plan n’est là », a déploré Kamel Kabtane, président du conseil régional du culte musulman (CRCM). Trois cents personnes avaient manifesté en silence le 6 mars devant le sanctuaire incendié. Un représentant catholique local était présent, mais aucune personnalité politique de la ville, du département ou de la région. Cette absence a été ressentie comme du mépris par les Français arabo-musulmans locaux, pratiquants ou non. Les réactions tardives des pouvoirs publics n’en ont que plus alourdi les c½urs et les ranc½urs, alors que la France connaît depuis plusieurs mois une recrudescence d’actes islamophobes.

L’enquête que nous publions n’allègera pas le mal-être profond de nos compatriotes qui, parce que leurs noms fleurent la Méditerranée ou la brousse africaine, continuent à être considérés comme des citoyens de seconde zone, dans la société française. Moins de 3 % des candidats issus des Dom-Tom ou d’origine étrangère sont en position éligible sur les listes pour les régionales. Cette discrimination négative est un scandale ! La droite avait promis monts et merveilles en arrivant au pouvoir. Elle avait même innové en nommant deux secrétaires d’État d’extraction arabe. À deux semaines du premier tour, les « beurs » exclus de ses listes ruent dans les brancards. Les plus déçus appellent au vote sanction. La gauche sauve l’honneur. Les communistes et les socialistes ont fait un effort pour métisser leurs candidatures. Mais les militants politiques et associatifs qui ont mené d’arrache-pied ce « combat culturel » confessent avoir remporté une victoire à la Pyrrhus. Il leur a fallu, en effet, déjouer les calculs électoralistes et clientélistes de circonstance. Ils ont dû négocier et ramer jusqu’à la dernière minute avant la clôture définitive des listes. Pour repeindre la République aux couleurs réelles de la France, ouvrir les portes des mairies et des assemblées ne suffira pas. Il faudra aussi ouvrir les mentalités, changer la politique, démocratiser les partis ! Car le paysage actuel décrit par Karim Bourtel est tout simplement surréaliste : « À ce jour, relève-t-il, la France ne compte aucun sénateur ou député issu de l’immigration. Ils sont 4 sur 1 829 à siéger dans les conseils régionaux et, dans le meilleur des scénarios, ils seront une cinquantaine fin mars. »

Les attentats racistes et la discrimination négative aux élections qui visent ces citoyens à part entière, ne souffrent aucune excuse ni omission d’une République laïque qui vient de manifester solennellement par une loi sa fidélité aux valeurs de tolérance et d’égalité. « Avant que nous soyons issus de l’immigration ou de l’islam, nous sommes comme tout Français, d’abord issus de nos parents », rappelle Hakim El Ghissassi, directeur du magazine La Medina. Il est grand temps de répondre à l’envie de vivre ensemble partagée par des millions de Français d’origines différentes. La majorité silencieuse. Il est temps d’accorder les violons de la République à leurs voix pour faire vibrer une symphonie démocratique.

Témoignage Chrétien – 10 mars 2004 http://www.temoignagechretien.fr/jo...099&categ=Edito



Une citoyenne musulmane empêchée de voter

Dimanche 21 mars, lors du vote pour le renouvellement des sièges des conseils régionaux, Madame Toufiq, habitante de la ville d'Argenteuil (Val-d'Oise) s'est vue interdire l'accès au bureau de vote n°19 afin d'accomplir son devoir de citoyenne par la personne en charge de l'urne. Le CCIF condamne fermement cette acte discriminatoire islamophobe qui procède d'une volonté de nier à Mme Toufiq sa qualité de citoyenne en l'empêchant d'exercer son devoir civique. Ces dénis du droit ne sauraient être tolérés davantage, ils résultent d'une campagne médiatico-politique tous azimuts contre l'islam et les musulmans visant à les stigmatiser et les placer en marge de la société. Le CCIF exige de l'Etat d'agir concrètement afin que cesse l'islamophobie dans notre pays et que son intervention ne se limite pas à de symboliques discours de fermeté, il doit véritablement être intransigeant envers les semeurs de haine. Le CCIF dénombre des cas d'islamophobie de plus en plus nombreux chaque jour dans notre pays. Ces faits sont vérifiables dans tous les domaines de la vie et touchent particulièrement les femmes. Le courage doit l'emporter sur la peur, c'est pourquoi le CCIF appelle toutes les victimes de ces actes lâches à témoigner de ce qu'elles subissent et à porter plainte lorsque cela est nécessaire.

Collectif Contre l'Islamophobie en France – 23 mars 2004 - http://www.islamophobie.net/



Deux lieux de culte musulman pris pour cibles

Un engin incendiaire a été lancé, dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 mars, contre la grande mosquée de Creil (Oise), provoquant des dégâts limités. L'engin, un bidon contenant du white-spirit muni d'un chiffon en guise de mèche, a été jeté en pleine nuit face à l'entrée principale de la mosquée. Le feu a été rapidement éteint par plusieurs jeunes gens qui se trouvaient sur les lieux et l'incident n'a laissé qu'une trace noire sur le sol.

Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 mars, des inconnus avaient lancé un engin incendiaire sur un lieu de culte musulman situé à l'intérieur d'une usine, à Vecqueville (Haute-Marne), provoquant de légers dégâts. Le lieu de prière avait fait l'objet de tags à caractère raciste en février.

Le Monde – 2 avril 2004 - http://www.lemonde.fr/web/recherche...ge=10&nb_art=38
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:07

L’armée et l’Islam

Pour la première fois, un chargé de mission spécialiste de l’islam va être nommé auprès du chef d’état-major des armées, le général Henti Bentégeat. Officiellement, le but est d’aménager au mieux les rapports entre l’armée professionnelle et cette religion, de très nombreux engagés étant « musulmans ». Officieusement, certains stratèges s’inquièteraient d’une éventuelle montée de l’islamisme dans les casernes.

Le Parisien Samedi 10 avril 2004 p.4



Une salle de prière musulmane vandalisée à Haguenau

HAGUENAU (AP) -- Une enquête de police a été ouverte après les actes de vandalisme dont a été la cible l'une des deux salles de prière musulmanes de Haguenau (Bas-Rhin) au cours de la nuit de mercredi à jeudi, apprend-on de source policière.

Une poubelle avait été placée devant la porte d'entrée de l'édifice, une ancienne morgue mise à la disposition de la communauté islamique par la mairie. Le feu mis au conteneur a endommagé la porte d'entrée. Les tags, notamment des croix gammées, ont été dessinés sous le porche.

L'année dernière, l'Association culturelle islamique de Haguenau avait reçu une lettre anonyme contenant des propos xénophobes.

La porte-parole du Parti socialiste Annick Lepetit a «condamné vigoureusement» dans un communiqué cette profanation. «Nous demandons au gouvernement français une détermination sans faille pour condamner ces actes scandaleux» et «rechercher les coupables», écrit-elle.

Le NouvelObs – jeudi 16 avril 2004 - http://permanent.nouvelobs.com/soci...P5390.html?1303



Croix gammées sur le portail d'une mosquée de Strasbourg

STRASBOURG (AFP) - Des croix gammées ont été tracées dans la nuit de lundi à mardi sur le portail d'une mosquée de Strasbourg, a-t-on appris de source policière.

Une inscription "morts au arabe" (sic) a également été apposée sur un mur d'enceinte de cette mosquée du quartier de la Meinau, fréquentée en majorité par la communauté turque.

Deux poubelles extérieures ont été incendiées sans causer de dégâts au bâtiment. L'imam de la mosquée, qui réside sur place, a entendu du bruit vers 02h00 et a pu éteindre le feu, ont précisé lors d'une conférence de presse les responsables de la mosquée Eyyub Sultan, qui ont déposé plainte.

"Nous condamnons cet acte inacceptable, qui n'est pas le premier malheureusement", a déclaré le porte-parole de la mosquée, Cengiz Dogan.

"Cet acte odieux vise la communauté musulmane dans son ensemble et s'inscrit dans un climat local dans lequel des actes de nature raciste et islamophobe se multiplient", a ajouté Abdelhaq Nabaoui, président du conseil régional du culte musulman d'Alsace, qui a énuméré plusieurs événements "similaires" ces dernières semaines dans la région.

La semaine dernière, une mosquée de Haguenau (Bas-Rhin) avait été victime d'une tentative d'incendie et deux croix gammées avaient été tracées sur le bâtiment.

Une entreprise de pompes funèbres de Oberhausbergen, près de Strasbourg, a également fait l'objet la semaine dernière d'une tentative d'incendie et d'inscrition de croix gammées, selon M. Nabaoui.

Enfin, début avril, cinq pierres tombales --quatre musulmanes et une juive-- du cimetière militaire du quartier strasbourgeois de Cronenbourg ont été profanées, notamment par l'inscription de croix gammées.

L’express – mardi 20 avril 2004 - http://www.lexpress.fr/info/infojou...que=france&1630



Le Club Averroes lance un appel à boycotter le colloque du Haut Conseil à l'Intégration sur la diversité dans les médias

Par le Club Averroès

Nous journalistes, producteurs, comédiens, scénaristes, artistes… tous membres du Club AVERROES* tenons à réagir vivement aux propos « discriminants » tenus par Mme Blandine Kriegel, Présidente du Haut Conseil à l'Intégration (HCI), le 18 mars dernier à l'Elysée.

Sur la question de la discrimination qui pèse sur les journalistes issus de l'immigration, l'analyse de Madame Blandine Kriegel est simpliste : « certains journalistes français issus de l'immigration maghrébine sont confrontés à la discrimination, sans doute parce qu'ils sont proches des tendances islamistes.. »

Une réunion en vue de l'organisation par le HCI, d'un Colloque sur la Diversité Culturelle dans les médias audiovisuels s'est tenue en compagnie des membres du Club Averroes. Déballage malencontreux ? acte isolé ? ou aveu d'une véritable « suspicion » à l'égard des jeunes Français de culture musulmane ?

La question subsiste car la remarque de Madame Kriegel fait suite aux positions clairement islamophobes de Claude Imbert.

Il est ahurissant de constater que des Intellectuels, nommés par le Président de la République, puissent tenir des propos aussi scandaleux alors que la mission première du HCI est de favoriser une meilleure intégration des minorités dans notre pays.

Ces propos, récurrents et insidieux, démontrent que l'amalgame qui est fait entre les Français de culture musulmane et les intégristes est toujours présent, et qu'il est plus que jamais ancré au HCI.

Aujourd'hui les déclarations malheureuses du HCI minent la conduite d'une bonne politique d'intégration en France des populations d'origine étrangères. Des dérives qui font que cette institution a perdu aujourd'hui toute crédibilité et donc toute légitimité à l'égard de ceux qu'ils sont censés représenter.

Le Club Averroes qui depuis 7 ans mène une action en profondeur sur un sujet sensible comme la diversité dans les médias français, déplore que le HCI ait davantage le souci de canaliser les « énergies » que celui d'organiser l'expression libre des sensibilités dans un débat essentiel pour la cohésion nationale. C'est pourquoi les membres du Club AVERROES ont décidé de boycotter ce colloque…tout en se réservant le droit d'une participation alternative.

Oumma.com – jeudi 22 avril 2004



Sept agressions racistes contre les musulmans d'Alsace

Par Marine JOBERT

«Pour ne pas échauffer les esprits, on n'en parlera pas à la prière», assure le recteur d'une des mosquées de Strasbourg. Mais «l'inquiétude» est là, chez tous les membres de la communauté musulmane alsacienne, trois semaines après le début d'une série de sept agressions non élucidées contre des lieux de culte, des commerces ou des lieux fréquentés par des musulmans. Le conseil régional du culte musulman (CRCM) appelle à un rassemblement ce samedi après-midi à 15 heures, place Kléber à Strasbourg, «pour dire à ceux qui ont commis ces actes que la communauté et l'ensemble des Strasbourgeois ne tolèrent pas leurs idées fascistes et nazies», explique Abdellah Boussouf, vice-président du CRCM.

Au début du mois, cinq pierres tombales d'anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale ­ quatre sépultures musulmanes, une sépulture juive ­ sont profanées par des croix gammées au cimetière militaire de Cronenbourg. Le 15 avril, la mosquée d'Haguenau, essentiellement fréquentées par des Marocains, manque de partir en fumée et deux croix gammées sont retrouvées sur la façade. Dans les jours qui suivent, les seules pompes funèbres musulmanes de la région sont aussi visées par un début d'incendie. Au feutre, sur la façade, encore des croix gammées.

Même scénario le 19 avril à la mosquée la plus fréquentée d'Alsace, nommée Ayyoub Sultan, dans le quartier de la Meinau, où 4 000 fidèles d'origine turque se rassemblent chaque vendredi. Des murs de l'université sont également couverts d'insultes contre la communauté musulmane. Jeudi, des insultes antiarabes et islamophobes ­ «Islam dehors», «Mort aux Arabes» ­ sont retrouvées dans la cage d'escalier d'un immeuble de l'Elsau, avant qu'une épicerie halal, tenue par un Algérien, soit dévastée par un incendie à Koenigshoffen.

Personne n'a été interpellé encore, mais les regards se tournent vers des sympathisants de l'extrême droite, qui a rassemblé un tiers des votants au premier tour des régionales. «On ne veut pas dire que les Alsaciens sont des racistes ou des islamophobes, insiste Abdellah Boussouf. Mais on a cultivé la peur pendant la campagne.» Des représentants des Eglises catholique, protestante, luthérienne, réformée, évangélique, orthodoxe et anglicane ont condamné les agressions, ainsi que la communauté juive.

Libération – 24 avril 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=199434&AG



Nouvelle attaque contre des mosquées

Dans la nuit de vendredi à samedi à Alençon, trois lieux de culte musulman, dont la mosquée située au quartier Saint-Léonard (mais aussi les locaux rue Jean-Mantelet et rue Michelet à Perseigne) ont fait l'objet de dégradations diverses : vitres brisées, portes détériorées, etc...

L'émotion est d'autant plus forte que dans la semaine précédant ces exactions, un communiqué en forme de mise en demeure est arrivé dans la boîte à lettres de certains commerçants de Perseigne d origine étrangère. Communiqué envoyé à la presse et signé d un mystérieux CDFP, inconnu au fichier officiel des associations, se targuant d être le Collectif de défense des Français de Perseigne. Les services de la préfecture n'écartent aucune hypothèse et pour l'heure, les communautés musulmanes prônent la sérénité.

Source nordsarthe.com.

Oumma.com – mardi 27 avril 2004



Une future mosquée turque cible de dégradations dans la Loire

SAINT-ETIENNE (AP) -- Un bâtiment qui doit accueillir une mosquée turque à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire) a été la cible de dégradations dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Les responsables de l'Association culturelle et sportive turque de Saint-Just-Saint-Rambert, abritant la mosquée qui doit être inaugurée le mois prochain, ont déposé plainte auprès de la gendarmerie après la découverte d'inscriptions injurieuses et racistes, ainsi que des croix gammées dessinées sur la façade de l'édifice, dont une fenêtre a été brisée et une porte incendiée.

Les membres de cette association à caractère social, créée en 1976 dans cette ville de l'agglomération stéphanoise, sont réputés calmes et ne posent pas de problèmes de voisinage, précisait-on de même source. AP

Le Nouvel Obs – 3 mai 2004

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/ar....nouvelobs.com/



Brigitte Bardot au tribunal jeudi pour provocation raciste

PARIS (AFP),

le 05-05-2004

Brigitte Bardot, déjà reconnue coupable dans le passé de provocation à la haine raciale, est de nouveau poursuivie jeudi pour des écrits présumés racistes dans son ouvrage pamphlétaire paru en mai 2003 aux éditions du Rocher, "Un cri dans le silence".

Selon son secrétariat à la Fondation Brigitte Bardot, celle qui s'illustre désormais dans la défense des animaux entend bien se présenter à partir de 13H30 devant les juges de la 17e chambre du tribunal chargés de l'affaire.

Ces poursuites, qui visent aussi les éditeurs de l'ex-égérie du cinéma français, sont intentées par le MRAP et la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui estiment notamment que "le racisme n'est pas une opinion en France mais un délit" et que Mme Bardot est une "multirécidiviste".

Dans son assignation à comparaître, la MRAP vise notamment le passage suivant : "On n'a plus le droit d'être scandalisé quand des clandestins ou des gueux profanent et prennent d'assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l'autel, pissant contre les colonnes, étalant leurs odeurs nauséabondes sous les voûtes sacrées des choeurs".

"Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent... nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères, ont donné leur vie depuis des siècles pour chasser les envahisseurs successifs", écrit encore l'ancienne actrice.

Autre passage visé par la plainte : "Nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gênes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux".

Pour le MRAP, "de tels propos renferment sans aucune équivoque une véritable provocation à la haine et à la discrimination raciale".

En octobre 2001, la Cour de cassation avait déjà définitivement reconnu coupable Brigitte Bardot de provocation à la haine ou à la violence raciales pour un texte intitulé "Lettre ouverte à ma France perdue".

Dans cet écrit, elle critiquait le nombre d'immigrés musulmans en France, leurs pratiques d'égorgement des moutons lors de l'Aïd-el-Kébir et le nombre de mosquées "pendant que nos clochers d'églises se taisent faute de curés", se demandant si elle n'allait pas devoir quitter la France, faute d'y trouver "le respect et l'estime qui (lui) sont quotidiennement refusés".

AFP – 5 mai 2004 - http://actu.voila.fr/Article/articl...5.ciwc8kx5.html



Mourad, poil à gratter du maire de Villemomble

L’agent d’entretien n’entretenait pas sa barbe. Le tribunal administratif de Cergy (95) va faire connaître « dans les prochains jours » son jugement dans le conflit qui oppose la mairie de Villemomble (93) à un ex-employé de la piscine municipale. Mourad Lamsanes, musulman, a été licencié début avril pour avoir refusé de tailler sa barbe. « Le port du masque de protection, indispensable pour manier le chlore, est incompatible avec une barbe fournie », fait valoir le maire (UMP) Patrice Calméjane. « L’expression d’une conviction religieuse ne peut être tolérée dans une piscine municipale ouverte à tous les publics », ajoute par ailleurs le maire. « Il s’agit d’un affichage ostensible de signe religieux », plaide l’avocat de la ville.

« M. Lamsanes est grosso modo maghrébin, porte grosso modo une barbe, est grosso modo musulman, donc c’est un terroriste », ironise Me Stéphane Maujendre, qui défend l’agent d’entretien. Son client se dit d’ailleurs victime de « racisme religieux ». « Il est clair que le masque employé est incompatible avec une barbe, reconnaît l’avocat. Mais il existe des cagoules, qui ont la même fonction et que M. Lamsanes n’a jamais refusé de porter », rétorque celui-ci.

20 minutes - Mercredi 19 mai 2004
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:07

Le domicile d'un responsable musulman vandalisé à Strasbourg

STRASBOURG (Reuters) - Des inscriptions néonazies ont été découvertes lundi matin près du domicile d'un membre du Conseil régional du culte musulman d'Alsace, a-t-on appris de source policière et préfectorale.

Une poubelle a également été incendiée contre le mur de sa maison, qui a été noirci. Les faits se seraient produits entre 06H00 et 06H30 du matin.

Alerté par l'odeur de la fumée, Aziz El Alaouani, qui habite une maison individuelle dans le quartier de Cronenbourg, est sorti et a découvert sur le mur des croix gammées ainsi que des inscriptions "Heil Hitler" et "Elsass Frei" (Alsace libre).

La police judiciaire a été saisie de l'enquête. Le sous-préfet de permanence, Jacques Witkowski, s'est entretenu avec Aziz El Alaouani pour lui exprimer sa solidarité.

"Nous lui avons exprimé notre totale réprobation et notre condamnation de ces faits", a-il indiqué à Reuters, précisant avoir donné pour instruction à la police de mobiliser "tous les moyens nécessaires" pour mener à bien cette enquête.

Cette agression s'ajoute à une liste importante d'actions racistes visant les communautés musulmane et juive en Alsace depuis deux mois.

Des croix gammées ont été apposées courant avril sur plusieurs mosquées et autres lieux habités par des musulmans à Haguenau et Strasbourg, dans le Bas-Rhin. Ces actes étaient le plus souvent accompagnés de feux de poubelles.

Le 30 avril, des croix gammées et des slogans nazis étaient découverts dans le cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin) où 127 tombes étaient profanées.

Deux jours plus tard, un cimetière chrétien, à Niederhaslach (Bas-Rhin), était à son tour souillé par des symboles nazis.

Reuters – 31 mai 2004



Graffitis néo-nazis au collège

Dix graffitis racistes et néo-nazis ont été découverts hier sous le préau du collège du Nonnenbruch à Lutterbach. Une enquête pour apologie de crimes contre l'humanité a été ouverte.

Il était un peu plus de 7 h mardi matin quand l'agent chargé de l'entretien de ce collège qui accueille 640 élèves a donné l'alerte en découvrant sur les murs du préau et sur le sol une dizaine de tags. Réalisées avec des bombes de peinture bleue et noire, les inscriptions mesurant pour certaines 30 cm de haut et1 m de large étaient des slogans racistes anti-arabes, anti-noirs, et des slogans à la gloire de Hitler.

Des graffitis suffisamment scandaleux pour que, dans un contexte de multiplication d'actes racistes en Alsace, le sous-préfet de Mulhouse, Jean-Claude Fonta, le procureur de la République, Régis Delorme, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Mulhouse, le capitaine Vincent, et le maire de Lutterbach, André Clad, se rendent sur place tandis que la principale, Fabienne Rusterholtz, effectuait une première information auprès des élèves (lire ci dessous).

La cellule Herrlisheim associée

« Il s'agit de tags de caractère nazi essentiellement à vocation raciste, pas antisémite », a précisé le procureur mulhousien, « ils ont été commis entre samedi et lundi, vraisemblablement lundi soir ». Evoquant une affaire voisine survenue ce week-end à Leimbach, près de Thann, et jugée le matin même à Mulhouse (lire plus bas), Regis Delorme a dénoncé « un phénomène de propagation depuis la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim, un phénomène d'entraînement relativement inquiétant qui concerne un certain nombre de jeunes ».

L'enquête a été confiée aux gendarmes de Lutterbach, de la brigade de recherche de Mulhouse et de la brigade de recherche départementale de Colmar. Les techniciens d'investigation criminelle sont venus photographier les tags. « La cellule d'investigation constituée après Herrlisheim va travailler sur l'ensemble de ces faits », a encore précisé le procureur, « des études sont en cours pour savoir si des rapprochements concernant la peinture utilisée, les écritures ou les fautes, peuvent être réalisés », a t-il ajouté, bien que cette hypothèse ne soit pas, a priori, privilégiée.

Parallèlement donc, la gendarmerie a commencé une enquête de voisinage sur les allées et venues du week-end et une enquête au sein du collège pour identifier des jeunes ayant des problèmes disciplinaires ou professant des propos ouvertement racistes. L'apologie de crimes contre l'humanité expose les taggeurs à une peine maximale de cinq ans de prison.

Dernières nouvelles d’Alsace – 2 juin 2004



Inscriptions racistes dans un collège du Haut-Rhin: 2 adolescents arrêtés

Deux adolescents de 14 ans ont été placés en garde-à-vue jeudi dans l'enquête sur des inscriptions pro-nazies et racistes taguées au cours du week-end de la Pentecôte sous le préau d'un collège de Lutterbach, près de Mulhouse (Haut-Rhin), a-t-on appris auprès de la gendarmerie et du parquet de Mulhouse.

Les deux adolescents ont reconnu avoir inscrit les mots "Hitler on t'aime", "Hitler nous t'attendons", "les nègres au four", "vive la France" ainsi qu'une croix gammée à l'aide de bombes de peinture noire et bleue.

Ils ont expliqué qu'ils étaient "racistes", qu'il y avait "trop d'Arabes" dans leur collège, et qu'ils avait agi en réaction aux inscriptions "mort aux flics" taguées selon eux par ces mêmes Arabes, a précisé le parquet de Mulhouse.

Les deux jeunes ont également indiqué qu'ils avaient été inspirés par les nombreux incidents et inscriptions à caractère raciste qui se sont multipliés ces dernières semaines en Alsace, notamment la profanation de 127 tombes, le 30 avril dernier, dans le cimetière juif de Herrlisheim, près de Colmar.

Ils seront présentés vendredi au parquet des mineurs de Mulhouse qui va les poursuivre pour apologie de crime contre l'humanité et dégradation de bien public.

Un troisième adolescent, également arrêté jeudi, a été mis hors de cause.

AFP – 4 juin 2004



Trois tombes musulmanes détériorées dans un cimetière marseillais

Trois tombes musulmanes ont été dégradées dans un cimetière marseillais et des croix gammées, faites de gravillons, ont été laissées à proximité des sépultures, a-t-on appris mercredi de source policière. La profanation a été constatée vers 15h00 par le gardien du cimetière du Canet, dans le nord de Marseille. Des plaques commémoratives avaient également été brisées. Le dessin des croix gammées était erroné. Les tombes n'étaient pas dans un carré spécifiquement musulman mais réparties au milieu de tombes chrétiennes. Le préfet délégué à la sécurité Bernard Squarcini s'est rendu sur place en fin d'après-midi "afin d'exprimer l'émotion de l'Etat à l'égard de la communauté musulmane", a indiqué la préfecture dans un communiqué. Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a "condamné avec la plus grande fermeté", ces actes "odieux et intolérables", en disant "partager l'émotion de la communauté musulmane". Dans un communiqué, M. Gaudin précise qu'il "suivra avec beaucoup d'attention le déroulement de l'enquête judiciaire" qui, "espère-t-il", "permettra d'identifier et de punir sévèrement les responsables de ces actes honteux et barbares".

France 3 – 9 juin 2004



Plusieurs dizaines de tombes musulmanes profanées à Strasbourg

Plusieurs dizaines de tombes musulmanes ont été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit de dimanche à lundi dans un cimetière de Strasbourg, a-t-on appris auprès de la police et du Conseil régional du culte musulman (CRCM). Les dégradations, des croix gammées et des inscriptions "HH" (pour "Heil Hitler" et "88" (signe néo-nazi) ont été découvertes lundi matin dans le carré musulman du cimetière de la Meinau, au sud de l'agglomération strasbourgeoise. La communauté musulmane de Strasbourg a fait l'objet depuis début avril d'une série de dégradations et graffitis à caractère raciste: croix gammées et inscription "mort aux Arabes" sur un magasin d'alimentation tenu par un musulman, mosquées dégradées par des croix gammées et des tags racistes, entreprise de pompes funèbres musulmane profanée. La communauté juive d'Alsace a également été touchée à plusieurs reprises par des dégradations antisémites, notamment dans le cimetière juif d'Herrlisheim, près de Colmar, où 127 tombes ont été profanées fin avril.

AFP – 14 juin 2004



Tirs contre une mosquée près de Valenciennes

LILLE - Un impact de balle de gros calibre a été relevé vendredi matin dans la porte d'une mosquée d'Escaudain, près de Valenciennes (Nord), et deux autres dans une vitre, a-t-on appris de source policière.

C'est l'imam de la mosquée qui a découvert, en arrivant en ce jour de prière pour les musulmans, les impacts de balles et des injures à caractère raciste peintes sur un mur de l'édifice.

Des voisins ont dit aux policiers avoir entendu vers 1h00 du matin des bruits ressemblant à des coups de feu puis le démarrage en trombe d'une voiture.

Dans un communiqué publié vendredi matin, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a exigé "des sanctions" contre les responsables de tels actes.

Le Mrap rappelle que cet acte n'est pas isolé mais que depuis plusieurs semaines des cimetières et des lieux de culte ont été pris pour cible.

Samedi dernier, la mosquée de Lens, dans le Pas-de-Calais, avait été souillée par des inscriptions xénophobes.

Libération – 18 juin 2004



Des inscriptions racistes et une croix gammée taguées sur la mosquée de Lens

Une croix gammée et des inscriptions racistes faisant référence à Hitler ont été taguées le week-end dernier sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais).

France 3 – 17 juin 2004
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:08

A Saint-Claude, le maire cherche des têtes de Turcs

Dans une lettre adressée à Sarkozy, l'édile se plaignait de mille maux attribués aux immigrés. Ses élucubrations rendues publiques, il est poursuivi par SOS Racisme.

Pour un peu, il ne se serait rien passé à Saint-Claude, sous-préfecture du Jura, 12 798 habitants, dont, selon les comptes de la préfecture, 2 643 étrangers au 31 mars 2004. A peine un incident sur une lettre «contestable sur la forme mais pas sur le fond», dit son auteur, Jean-Louis Millet, maire de la ville et tête de la liste de Philippe de Villiers pour l'Est aux élections européennes du 13 juin. Les affiches du «vicomte» et de son «Non à la Turquie à l'Europe» fleurissent sur les routes du Jura.

«Prêts à 0 %». Jean-Louis Millet avait adressé le courrier le 1er octobre dernier au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, avec copies en préfecture et en sous-préfecture. L'édile y lançait «un cri d'alarme face à l'afflux continuel et numériquement important de nouveaux arrivants d'origine turque et musulmane». Il accusait la communauté turque d'entretenir «une économie souterraine criminelle reposant sur le trafic de drogue». Pour faire bonne mesure, il signalait que cette communauté tentait d'acquérir «tout ce qui peut se vendre dans la ville, colonisant littéralement la cité», grâce, notamment, à des «prêts à 0 %», concédés par le gouvernement turc «via les mosquées».

«J'ai voulu réveiller le ministre sur la question de l'immigration, se justifie aujourd'hui Jean-Louis Millet. Il faut dénoncer l'incurie des politiques de droite comme de gauche qui ont refusé de traiter l'immigration autrement que par la démagogie. On est ridicule quand on n'est pas capable d'expulser définitivement l'imam de Vénissieux.» Sa missive n'était qu'un «cri d'alarme» censé rester «confidentiel». «Mon courrier a été clandestinement intercepté par une personne qui voulait créer du désordre public», s'insurge Jean-Louis Millet qui a porté plainte. Sa lettre a circulé sous le manteau à Saint-Claude, sur des sites Internet, avant d'atterrir dans la boîte aux lettres de l'association franco-turque de Saint-Claude, qui regroupe six cents adhérents de la région. «Cette lettre a résonné comme une insulte, raconte Mustafa Ozer, vice-président de l'association. Avec trois autres membres, on est allés demander au maire pourquoi il l'avait écrite. Il nous a dit que des gens étaient venus lui parler du prêt à taux zéro. Il s'est excusé. On lui a répondu que ça ne suffisait pas.»

Le 26 mars, le maire s'est rendu à la mosquée pour s'expliquer publiquement, en présence du consul de Turquie, qui a qualifié les prêts à taux zéro de «pure invention». «J'ai formulé des regrets», affirme Millet qui s'est justifié dans une lettre au président de l'association. «Votre communauté estimant être injustement stigmatisée a pu légitimement se sentir blessée, écrit-t-il. Il est évident que nombre d'impératifs tenant au respect des règles et modes de vie de la France sont incontournables. C'est une question de politesse élémentaire vis-à-vis des traditions de la terre d'accueil que de faire obligation naturelle à tout individu séjournant dans une autre nation de se conformer aux usages du pays dont il est l'hôte.» Le maire martèle dans son bureau : «Dans une mosquée, je me déchausse ; si je vais dans un pays où il faut mettre une djellaba, je le ferai.»

Relogement. «Avec cette logique, ce sont les Turcs honnêtes qui sont obligés de se justifier», analyse Francis Lahaut, l'ancien maire communiste de Saint-Claude, battu par Millet en 2001. En 1997, Lahaut a fait voter la destruction des vieilles cités d'urgence de la Patience et le relogement des locataires majoritairement turcs dans des conditions plus décentes. «On disait de moi que j'aimais trop les étrangers. Si on remonte dans l'histoire de Saint-Claude, on est pourtant tous des étrangers. Il y a les Italiens. Puis sont venus les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Turcs et les Laotiens.»

En vingt ans d'existence dans le Jura, SOS Racisme n'avait jamais été confronté à une telle lettre. «On a eu des discriminations au logement. Mais jamais de tels écrits pensés par un élu. Au début, on a cru à une provocation», explique Patrick Neitz, responsable départemental du mouvement. SOS Racisme a porté plainte pour «injure publique à caractère raciste, incitation publique à la haine raciale et diffamation publique à caractère raciste». «Tu prends la lettre, tu enlèves le mot turc, tu mets le mot juif à la place et tu tombes dans la pire période de notre histoire», dit encore Patrick Neitz.

Pour le maire de Saint-Claude, il n'y a pas de hasard dans le calendrier de la plainte de SOS Racisme. Selon lui, c'était la semaine où il a dévoilé sa candidature aux élections européennes : «SOS Racisme est arrivé après la bataille. Désormais, on bosse ensemble avec la communauté turque, on a un programme de travail et de réunions. On est très constructifs.»

Aujourd'hui, deux pétitions circulent. Celle des citoyens «qui refusent d'être associés à des propos racistes» affiche environ 600 signatures, tandis que l'autre liste en faveur de Jean-Louis Millet revendique «2 000 supporteurs, dont vingt commerçants». «Je me suis fait l'écho des questions des gens de la rue», affirme le maire. «C'est toujours la même histoire, tempête Lakhdar, un pilier de SOS Racisme dans le Jura. Avant, on critiquait les immigrés qui envoyaient leur argent au bled ; maintenant on leur reproche d'investir en France.» Emrullah Turcel est secrétaire de l'association franco-turque : «Les Turcs réussissent car ils bossent. Avant, ils envoyaient leurs sous en Turquie ou les mettaient sous leur matelas. La deuxième génération, c'est-à-dire nous, investit ici. Nos parents nous donnent leur argent pour acheter des maisons. Les gens voient arriver des biffetons, ils se disent que c'est l'argent de la drogue. Moi, dans les années 80, j'allais à l'école dans un vieux jeans rapiécé parce que ma famille économisait. Quand je me suis marié, je suis resté chez mes parents qui m'ont ensuite aidé pour devenir propriétaire.» Un commerçant turc se désole : «Je travaille de 10 h 30 à 1 h du matin. Pour refaire mon commerce, j'ai acheté ici, ça fait bosser les commerces, les usines. Il faudrait mieux que j'achète en Turquie ?»

Marché. «A Saint-Claude, le marché du samedi ne fonctionnerait pas sans la clientèle immigrée», estime Pierre Gresset, instituteur. Il s'est fendu d'une tribune libre dans un journal local «pour donner une bonne image de sa ville, où il fait bon vivre, et qui s'est faite grâce aux immigrations successives». Au passage, il énonce quelques questions passées sous silence par le maire : «Les Français acceptent-ils facilement les travaux postés à basse qualification ? Qui occupe les travaux très pénibles dans le bâtiment ?» A la sortie de l'école, Pierre Gresset «voit des parents lui dire : "Regarde les Turcs, ils roulent en 4 x 4". Je leur réponds : "Tu voudrais qu'ils circulent avec un âne et une charrette ?"»

Dans l'artère principale de Saint-Claude, un commerçant d'origine turque a racheté, l'année dernière, la pâtisserie la Bonbonnière, une institution locale qu'il a rebaptisée «salon de thé Istanbul». Jean-Louis Millet aurait souhaité qu'il l'appelle autrement. «Pourquoi pas la pâtisserie du Mont-Bayard ?», avance-t-il en référence à la hauteur qui domine la ville. Le candidat villiériste aurait trouvé qu'il y aurait eu là «un effort d'intégration». Jacky DURAND

Libération – 11 juin 2004



Environ 50 tombes musulmanes profanées au cimetière militaire de Haguenau

STRASBOURG (AFP) - Une cinquantaine de tombes musulmanes ont été profanées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cimetière militaire de Haguenau (Bas-Rhin), a-t-on appris auprès de la police.

Aucune indication n'a pu être immédiatement obtenue sur la nature des dégradations commises, la police se contentant d'indiquer que les tombes étaient celles de "soldats musulmans".

Des locaux de la communauté musulmane de Strasbourg ont fait l'objet depuis début avril d'une série de dégradations et graffitis à caractère raciste : croix gammées et inscription "mort aux Arabes" sur un magasin d'alimentation tenu par un musulman, mosquées dégradées par des croix gammées et des tags racistes, entreprise de pompes funèbres musulmane profanée.

Une cinquantaine de tombes musulmanes avaient déjà été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit du 13 au 14 juin dans un cimetière de Strasbourg.

La communauté juive d'Alsace a également été touchée à plusieurs reprises et des dégradations ont été commises, notamment dans le cimetière juif d'Herrlisheim, près de Colmar, où 127 tombes ont été profanées fin avril.

AFP – 24 juin 2004



La mosquée de Nanterre recouverte d'inscriptions xénophobes

NANTERRE (AFP - 22:38) - La mosquée de Nanterre (Hauts-de-Seine) a été recouverte d'inscriptions xénophobes dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé dimanche la préfecture des Hauts-de-Seine.

Selon la préfecture, c'est dimanche matin que les policiers du commissariat ont relevé trois inscriptions de 6 m sur 2,50 m, tracées à l'aide d'une bombe de peinture sur le mur de l'édifice religieux.

"Partez de la même façon que nous avons quitté l'Algérie" ou "Le Pen : la solution", ont ainsi relevé les policiers sur le mur de la mosquée.

Ce nouvel acte xénophobe intervient après une série d'actes qui ont récemment visé la communauté musulmane, comme la profanation (inscriptions racistes, croix gammées et sigles nazis tracés à l'encre rouge) d'une cinquantaine de tombes musulmanes au cimetière militaire de Haguenau (Bas-Rhin), après celle d'une cinquantaine de tombes musulmanes dans un cimetière de Strasbourg, ou encore des coups de feu tirés et croix gammées dessinées contre la mosquée d'Escaudain, près de Valenciennes (Nord) et des inscriptions racistes taguées sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais).

Vendredi, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Economie et président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, avait effectué une visite à la mosquée de Nanterre pour réaffirmer le lien qui existe entre la République française et l'islam.

La communauté musulmane de Nanterre, contacté par l'AFP, n'a pas manqué de faire lien entre cette inscription et la visite du ministre. "C'est la première fois que cela se produit et la mosquée est vraiment un endroit très tranquille", a souligné Ouassua Hamchoui, proche du recteur.

"Nous sommes très étonnés et blessés par cet acte. C'est sans doute une réaction après la visite du ministre", a-t-elle ajouté.

Interrogé par l'AFP, M. Sarkozy a affirmé qu'aucun lien ne pouvait être effectué entre "ces tags racistes et xénophobes et la venue d'une personnalité" telle que lui.

Lors d'une allocution dimanche à la synagogue d'Issy-les-Moulineaux, le ministre a comparé les actes antisémites avec les inscriptions xénophobes sur la façade de la mosquée de Nanterre.

"Il n'y a rien qui ne ressemble plus à un acte antisémite qu'un acte raciste et xénophobe. On ne peut pas les accepter. Il faut les regarder en face et les combattre ", a-t-il déclaré.

L’Express – 27 juin 2004



Attaque de la mosquée de Vigneux (91)

Jeudi 1 Juillet 2004

Communiqué de l’ACMV

L’ACMV (association culturelle musulmane de Vigneux) s’associe à L’AJV (association des jeunes vigneusiens) pour dénoncer avec vigueur l’attaque et l’acte de vandalisme perpétré, dans l’après-midi du 28 juin 2004, au sein du siège de ces dernières, qui constitue un lieu de culte et de travail.

En effet, nos locaux ont fait l’objet de dégradations, par projection sur la moquette du sol et de la tapisserie murale, ainsi que sur les sanitaires, de produits de couleur noirâtre, et d’une forte odeur de liquide inflammable.

L’auteur de cet acte odieux a été surpris en flagrant délit par l’une des trois jeunes filles faisant partie de l’association des jeunes vigneusiens qui se trouvaient dans le bureau avoisinant les deux salles de prières. L’individu en question a immédiatement pris la fuite. La police alertée, s’est rendue sur les lieux pour constater les faits.

Quel que soit le motif, acte islamophobe ou acte isolé, l’ACMV et l’AJV, avec l’ensemble de la communauté musulmane de vigneux, expriment leur inquiétude et leur indignation face à de tels agissements à l’encontre de lieux de cultes supposés êtres sacrés.

Nous alertons les pouvoirs publics sur la gravité de la situation devant la multiplication de tels actes.

Par la même occasion, nous tenons à saluer la réaction du maire de la ville de vigneux, qui s’est déplacé sur les lieux, pour nous exprimer son soutien sans faille.

Le président

Ould Mohamed Ezdine

Vigneux le 29 juin 2004

Saphirinfo – Juin 2004
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:08

Recrudescence des actes anti-musulmans

Une recrudescence d'actes racistes visant la communauté musulmane a été enregistrée au mois de juin, particulièrement dans le Nord et l'Est. Voici un point sur ces actes.

Lens, le 12 juin

Une croix gammée et des inscriptions racistes faisant référence à Hitler ont été taguées le week-end du 12-13 juin sur la mosquée de Lens (Pas-de-Calais). Les inscriptions, "Mort aux islamistes" et "Hitler vous aurez (sic) gazés, vive la race pure SS 881488", ont été découvertes sur un mur extérieur de la mosquée, gérée par une association marocaine. Les inscriptions, s'étalant sur une dizaine de mètres, ont été tracées à l'aide d'une bombe de couleur noire ainsi qu'une croix gammée au-dessus de la porte d'entrée. Elles ont été nettoyées depuis.

Strasbourg, le 13 juin

Plusieurs dizaines de tombes musulmanes ont été profanées par des inscriptions néo-nazies dans la nuit du 13 au 14 juin dans un cimetière de Strasbourg. Les dégradations, des croix gammées et des inscriptions "HH" (pour "Heil Hitler" et "88" (signe néo-nazi voulant dire HH, h étant la 8e lettre de l'alphabet) ont été découvertes dans le carré musulman du cimetière de la Meinau, au sud de l'agglomération strasbourgeoise.

Marseille, le 9 juin

Trois tombes musulmanes ont été dégradées le 9 juin dans un cimetière marseillais et des croix gammées, faites de gravillons, laissées à proximité des sépultures. La profanation a été constatée par le gardien du cimetière du Canet, dans le nord de Marseille. Des plaques commémoratives avaient également été brisées. Le dessin des croix gammées était erroné. Les tombes n'étaient pas dans un carré spécifiquement musulman mais réparties au milieu de tombes chrétiennes.

Lutterbach (Haut-Rhin), le 1er juin

Deux adolescents de 14 ans, accusés d'avoir tagué des inscriptions racistes et pro-nazies le 1er juin sous le préau d'un collège de Lutterbach (Haut-Rhin) ont été mis en examen le 4 juin par le juge des enfants de Mulhouse notamment pour apologie de crime contre l'humanité. Les deux adolescents ont reconnu avoir inscrit au cours du week-end de la Pentecôte les mots "Hitler on t'aime", "Hitler nous t'attendons", "les nègres au four", "vive la France" ainsi qu'une croix gammée à l'aide de bombes de peinture noire et bleue.

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/id...&debut=20040605



Inscriptions nazies près d'un lieu de culte musulman en Alsace

STRASBOURG - Une croix gammée et un signe "SS" ont été découverts à proximité d'une salle de prière musulmane du quartier de Cronenbourg à Strasbourg, apprend-on auprès des services de police.

Les inscriptions seraient anciennes, selon la police, qui explique leur signalement récent par le "contexte" actuel en Alsace.

Depuis le mois d'avril, plus d'une dizaine de lieux de culte et de cimetières de la région ont été visés par des inscriptions à caractère nazi. Les profanations ont touché majoritairement des symboles musulmans, mais aussi le cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin) ou le cimetière chrétien de Niederhaslach (Bas-Rhin).

Libération – 20 juillet 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=224978



A Creil, sept filles voilées à la porte du bowling

Cinq ont déposé plainte pour discrimination liée à un caractère religieux. La direction assure qu'elles peuvent désormais entrer.

Comme un retour aux sources pour le voile islamique. Quinze ans après l'affaire du foulard de Creil, où pour la première fois en France trois collégiennes avaient été exclues de leur établissement, l'étoffe fait de nouveau parler d'elle dans l'agglomération creilloise. Mais au bowling de Saint-Maximin, cette fois. A seulement quelques centaines de mètres du collège qui avait défrayé la chronique en 1989, sept musulmanes âgées de 18 à 26 ans s'en sont fait interdire l'entrée, ce week-end.

«Les couvre-chefs sont interdits ici, si vous voulez entrer, vous enlevez votre voile», les aurait prévenues le vigile en les voyant arriver sur le parking. Refus catégorique des jeunes femmes, qui demandent à parler à un responsable. Mais malgré l'intervention en direct du Collectif contre l'islamophobie en France, qui téléphone au bowling, les sept jeunes filles ne peuvent franchir la porte d'entrée.

«C'est stipulé sur un panneau que nous n'acceptons pas les personnes en short, en jogging ou avec une casquette, se justifie le directeur de l'établissement. Nous sommes en droit de sélectionner notre clientèle par rapport à sa tenue et nous ne le faisons pas en fonction de signes religieux.»

Parmi les sept musulmanes, deux étaient d'ailleurs déjà venues jouer voilées à ce même endroit dans un passé récent. «Je n'avais eu aucun problème, se souvient Leïla Louati, une Creilloise de 26 ans. Mais, ce jour-là, il n'y avait personne dans le bowling alors que, vendredi, il y avait beaucoup de monde. J'ai eu l'impression que cela les gênait vis-à-vis de leur clientèle.»

Le directeur confirme à demi-mot cette analyse: «Nous avons un règlement intérieur qui tient compte des tenues vestimentaires et c'est une manière pour nous de filtrer la clientèle "néfaste" par rapport aux gens qui nous font gagner de l'argent. Mais nous connaissons la loi et nous savons que nous n'avons pas le droit d'interdire l'entrée à cause d'un signe religieux. Il n'y a eu aucune discrimination. On a des employés qui sont musulmans, d'autres qui ne le sont pas et, de toute façon, ce n'est pas dans notre intérêt de refuser du monde pour n'importe quel motif.»

Cinq des sept jeunes femmes ont malgré tout déposé plainte dès vendredi après-midi à la gendarmerie de Creil pour discrimination liée à un caractère religieux. Des militaires se sont déplacés au bowling samedi matin mais les responsables des lieux les avaient informés dès la veille que les clientes voilées seraient autorisées à jouer si elles se présentaient à nouveau à l'entrée. Le parquet du tribunal de Senlis pourrait donc passer l'éponge sur cette «maladresse».

Avant de décider s'ils engagent ou non des poursuites judiciaires, les magistrats préfèrent toutefois attendre les conclusions de l'enquête de gendarmerie.

Leïla Louati semble, de son côté, déterminée : «Je ne laisserai pas tomber cette histoire, il faut que tout le monde comprenne que c'est contraire à la loi, s'emporte la jeune femme, soutenue par le Collectif contre l'islamophobie en France. On va se constituer partie civile pour que l'enquête ne s'arrête pas.» L'envie d'en découdre.

Libération – 20 juillet 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=224908



Des slogans nazis découverts dans la Somme

Plusieurs inscriptions racistes ont été découvertes mardi dans des communes de la Somme.

Des croix gammées, l'inscription "Hitler" et des slogans xénophobes ont été tracées à la peinture dans la nuit de lundi à mardi, notamment sur des murs et des panneaux, dans un rayon d'une quinzaine de kms autour de la commune de Doullens.

Un supermarché de Doullens a notamment été visé. Le mur d'une propriété privée et des panneaux de signalisation ont été tagués à Gézaincourt, Hem-Hardinval et Bretel. Le slogan "White power" (Pouvoir blanc) a été inscrit sur la salle de sport de Bouquemaison.

Les enquêteurs privilégiaient mardi la piste d'un groupe de jeunes délinquants de la région.

Des croix gammées avaient déjà été taguées il y a une quinzaine de jours dans la région.

France 3 – 30 juillet 2004 - http://www.nord.france3.fr/info/3489534-fr.php



France: quinze tombes militaires musulmanes profanées à Strasbourg

PARIS (AFP - 11:34) - Quinze stèles de tombes musulmanes "ont été souillées par des inscriptions et des graffitis" dans le cimetière militaire du quartier Cronenbourg à Strasbourg dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les dégradations et graffitis à caractère raciste et antisémite se sont multipliés ces derniers mois en Alsace.

Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin "condamne avec la plus grande fermeté les profanations commises la nuit dernière sur des tombes musulmanes du cimetière militaire du quartier Cronenbourg à Strasbourg, où quinze stèles ont été souillées par des inscriptions et des graffitis", selon le communiqué.

"D'ores et déjà, tous les moyens sont mobilisés pour identifier et poursuivre les auteurs de cet acte d'une particulière gravité", poursuit le ministère. Le préfet de la Région Alsace doit se rendre sur les lieux.

"Le ministre exprime sa solidarité à l'égard de la communauté musulmane et des associations des anciens combattants touchés par ce nouvel acte de vandalisme", selon le texte.

Déjà, il y a un mois et demi, des croix gammées et autres signes néo-nazis avaient été découverts sur une cinquantaine de tombes musulmanes d'un cimetière militaire, à Haguenau, en Alsace

La profanation concernait des sépultures de soldats morts pour la France, pour la plupart des tirailleurs marocains tombés lors de la libération de l'Alsace entre décembre 1944 et février 1945. Cinquante-cinq stèles au total ont été dégradées : sept ont été renversées et 48 ont été souillées à la peinture rouge de croix gammées, de croix celtiques, de signes "SS" ou de l'inscription "HVE junior".

Cette dernière inscription fait référence à l'Association patriotique alsacienne ("Heimattreue Vereinigung Elsass", HVE), un groupuscule clandestin dissous en septembre 1993 en raison de ses liens avec des organisations néo-nazies européennes, notamment un mouvement allemand.

06/08/2004 – l’Express - http://www.lexpress.fr/info/infojou...0806093714&1134



Trois tombes musulmanes taguées dans un cimetière de l'Yonne

DIJON (AP) -- Trois tombes du carré musulman du cimetière de Migennes (Yonne) ont été profanées dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de l'Yonne. Des individus ont tracé sur celles-ci des graffitis néo-nazis, des croix gammées et des sigles SS à la peinture blanche.

Ce cimetière, dont le carré musulman compte 18 tombes, avait déjà fait l'objet de profanations une semaine auparavant, le 2 août. Quarante-huit tombes avaient alors été vandalisées: plaques brisées, pierres tombales renversées et canettes de bière jonchant les allées. Les deux auteurs présumés de ces faits ont été interpellés et écroués le 5 août.

Cette fois, «la concomitance nous laisse à penser qu'il s'agit davantage de faits crapuleux que d'actes délibérément xénophobes», a expliqué Frédéric Périssat, secrétaire général de la préfecture de l'Yonne. «Nous sommes assez circonspects et étudions toutes les pistes». L'enquête a été confiée au commissariat de Migennes. AP

10 août 2004 – Le Nouvel Observateur - http://permanent.nouvelobs.com/socie...1434.html?1903



"Phineas " bientôt mis en examen

[…]" Il est méthodique, structuré, et se déclare ouvertement et viscéralement anti-arabe, a déclaré Xavier Richaud. Il avait le sentiment d’un envahissement et voulait réveiller la conscience des mouvements néo-nazis et les inciter à agir à leur tour. " Constatant que l’agression de Villeurbanne, commise le 5 août, n’avait eu aucun retentissement, Michaël Tronchon aurait décidé de profaner le cimetière juif de Lyon, le 9 août, pour susciter davantage d’articles de presse.[…]

L’Humanité – 17 août 2004 - http://www.humanite.presse.fr/journa...4-08-17-398896

La dernière victime de Phineas identifiée

Phineas n'avait pas menti. Avant de se rendre aux policiers de la Goutte-d'Or à Paris, celui qui avait attaqué un homme maghrébin puis profané un cimetière juif à Lyon a aussi agressé un musulman dans la capitale, vendredi, à coups de hachette. Les enquêteurs en ont d'abord douté, ne retrouvant aucune victime. Mais la police judiciaire parisienne a épluché les sorties des sapeurs-pompiers et retrouvé une intervention correspondant à la date et au lieu mentionnés par Michael T. Vendredi 13, veille de sa reddition, le garçon a traîné autour de la gare de Lyon, avec l'intention délibérée d'attaquer «un musulman», son seul critère d'après les déclarations qu'il a faites. Vers 23 h 30, selon le parquet de Paris, il a choisi un homme portant barbe et djellaba. Il l'a suivi rue de Charenton, avec l'intention de lui «fendre le crâne en deux».

Libération – 20 août 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=232104



Appel au meurtre contre le président du CRCM d'Alsace

Le président du Conseil régional du culte musulman d'Alsace, Abdelhaq Nabaoui, a été la cible d'un appel au meurtre dimanche, deux mois après avoir déjà été l'objet de menaces de mort.

L e président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) d'Alsace, Abdelhaq Nabaoui, a été la cible d'un appel au meurtre dimanche, deux mois après avoir déjà été l'objet de menaces de mort, a-t-on appris lundi auprès de l'intéressé.

L'inscription "A mort Nabaoui" ainsi qu'"une grande croix gammée" ont été tracées sur la façade du cabinet médical de l'épouse de M. Nabaoui, situé dans un quartier périphérique de Strasbourg.

M. Nabaoui avait déjà été l'objet d'un appel au meurtre en juin lorsque plus de cinquante tombes musulmanes avaient été profanées par des inscriptions néo-nazies dans le cimetière de la Meinau à Strasbourg.

"A mort Nabaoui" avait été inscrit sur un mur placé derrière des tombes profanées, accompagné des inscriptions "Sieg Heil", "quitter (sic) l'Alsace", "race blanche", "white power" et "Adolf". Un graffiti visait également le président du Conseil régional d'Alsace Adrien Zeller (UMP).

"Il n'y a pas de sécurité"

"C'est la deuxième fois qu'ils me menacent. Mais il ne faut pas tomber dans le piège d'avoir peur et de vouloir quitter le pays", a déclaré M. Nabaoui, qui a porté plainte et reçu des messages de solidarité, notamment du ministère de l'Intérieur et du président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur.

"Cela devient insupportable, il n'y a pas de sécurité. Ce que je demande, c'est des choses concrètes face à cette montée catastrophique d'actes racistes et antisémites", a ajouté M. Nabaoui, qui ne souhaitait pas alerter les médias pour ne pas faire de "publicité à des criminels".

L'information a été révélée par une lettre de M. Boubakeur adressée lundi à la présidence du CRCM.

Les actes racistes à l'encontre des communautés musulmane et juive, dont une série de profanations de cimetières, se sont multipliés ces derniers mois en Alsace.

La dernière profanation avait visé début août quinze tombes musulmanes du cimetière militaire de Strasbourg-Cronenbourg souillées par des inscriptions néo-nazies.

Le Nouvel Observateur – 24 août 2004 - http://permanent.nouvelobs.com/socie...4.OBS5315.html
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:09

Tentative d'incendie dans une mosquée à Annemasse (Haute-Savoie)

ANNECY (AP) -- Un incendie d'origine criminel, rapidement maîtrisé, a endommagé tôt mercredi matin la porte d'une mosquée à Annemasse (Haute-Savoie), a-t-on appris auprès de la police.

Selon les premières informations, un ou plusieurs inconnus ont mis le feu à une poubelle devant la porte du lieu de culte. La porte en bois exotique a brûlé et la façade de la bâtisse, ainsi que le hall d'entrée, ont été noircis par la fumée, a précisé un responsable de la mosquée sous couvert d'anonymat.

Cette tentative d'incendie n'avait pas été revendiquée mercredi. Une enquête diligentée par la police est en cours. AP

Le NouvelObs – 01 septembre 2004 - http://permanent.nouvelobs.com/socie...6838.html?1433



Tentative d'incendie d'une mosquée en Savoie

Les autorités musulmanes ont choisi la discrétion, hier, après la tentative d'incendie d'une mosquée de la banlieue d'Annemasse (Haute-Savoie), à Ambilly.

Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 h 45 selon un responsable religieux, quelqu'un a déplacé un conteneur à poubelle devant l'entrée principale du bâtiment, placé à l'intérieur un banc et des chaises en plastique, puis mis le feu au tout. Les flammes, grimpant jusqu'au toit de l'édifice, se sont propagées au premier étage, mais l'intervention des pompiers, prévenus par un voisin, a permis d'éteindre rapidement un feu qui promettait de ravager la mosquée. Seule la porte en bois a brûlé, le mur extérieur et le hall ont été noircis. Les dégâts s'élèveraient à 5 000 euros selon un responsable religieux qui s'est déplacé hier soir pour une réunion sur place.

Les enquêteurs ont découvert, gravés sur une autre porte de la mosquée, une croix gammée, le sigle SS et le chiffre 88, parfois utilisé dans les milieux d'extrême droite. Les résidus calcinés ont été transmis au laboratoire d'analyse de la police scientifique d'Ecully, dans la banlieue de Lyon.

Les responsables religieux de la région ont choisi pour l'instant de ne pas donner trop de publicité à l'incendie. «Nous ne voulons communiquer que sur la crise irakienne et le sort des deux journalistes, indique Kamel Kabtane, président du conseil régional du culte musulman en Rhône-Alpes. Le reste est dérisoire, et puis, nous ne voulons pas, dans une période très compliquée, aggraver la situation en donnant des idées.» Il y a quelques semaines, Kabtane, aussi recteur de la Grande Mosquée de Lyon, a rapidement fait enlever des croix gammées peintes sur le mur de sa mosquée. Sans en parler. «Quelque temps avant, explique-t-il, les médias avaient beaucoup parlé des bombes de peinture jetées sur la façade, et nous avions reçu des tas de lettres de menace.»

Depuis six mois, trois mosquées, avec celle d'Annemasse, ont été visées par les flammes en Savoie et Haute-Savoie. D'autres, comme celle de Lyon, ne trouvent plus d'assureur, ou à des tarifs multipliés par trois ou quatre. «Pour eux, s'indigne Kamel Kabtane, une mosquée ou une synagogue, c'est devenu trop dangereux à assurer.»

Libération – 04 septembre 2004 - http://www.topchretien.com/topinfo/a...v2.php?Id=7007



La communauté turque visée par un incendie raciste

Nouvel incendie raciste dans la nuit de vendredi à samedi, dans le quartier de Cronenbourg, à Strasbourg. Un local utilisé par la communauté musulmane turque, située au 9 rue Jacob, a été visé par un incendie criminel.

Une poubelle en plastique a été incendiée contre la porte d'entrée du local, qui sert de lieu de prière et qui fait office de centre culturel. Une croix gammée a par ailleurs été dessinée sur la façade.

Hier matin, Demir Tufan, le président du centre, a déploré cet acte raciste. « J'ai été prévenu par un voisin qui a donné l'alerte », a expliqué ce représentant de la communauté turque. Dans la nuit de 17 au 18 juillet dernier, le lieu de culte avait déjà été dégradé. Des croix gammées avaient notamment été apposées sur le mur.

Hier matin, la police s'est rendue sur place pour procéder aux constatations. L'enquête est en cours.

Dernières nouvelles d’Alsace – 5 septembre 2004 - http://www.dna.fr/local/faitsdiv/200...DNA002898.html



Inscriptions racistes sur les murs d'une association maghrébine à Strasbourg

Les locaux de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) de Strasbourg ont été la cible d'inscriptions néo-nazies et racistes dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris auprès d'un responsable de l'association. "Cinq croix gammées, deux signes SS, le chiffre 14, correspondant à un sigle de l'extrême droite américaine, le chiffre 88, signifiant Heil Hitler, une croix celtique et le mot +dehors+ bombé en grand à la peinture noire", ont été découverts vendredi matin sur la façade des locaux de l'association, a indiqué à l'AFP Mustafa Elhamdani, coordinateur de l'ATMF à Strasbourg. Selon M. Elhamdani, des croix gammées avaient déjà été découvertes sur les locaux de l'ATMF le 28 juillet. "On prend les choses au sérieux, on passe à la vitesse supérieure" dans la gravité des actes, a-t-il indiqué ajoutant qu'il craignait désormais pour la sécurité des personnes fréquentant l'association qui compte quatre salariés. L'ATMF, qui fêtera en février 2005 son 20e anniversaire, est "une association laïque" qui assure notamment "un accompagnement social des personnes en difficultés" et "lutte contre le racisme et la discrimination".

France 3 – 10 septembre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....14444.yf0my8gi



Découvertes d'inscriptions nazies à Romilly-sur-Seine (Aube)

Des inscriptions nazies et racistes ont été découvertes mardi matin sur une dizaine de bâtiments publics et habitations de Romilly-sur-Seine (Aube), a-t-on appris auprès de la mairie. Les tags recouvraient notamment les murs d'une école, d'une mosquée, d'une école de musique, d'ateliers SNCF et de plusieurs maisons, a-t-on indiqué de même source. La gendarmerie recherchait mardi les auteurs de ces inscriptions. Le maire de la ville, Michel Cartelet, a exprimé "sa profonde indignation" et appelé les habitants de cette ville de 15.000 habitants à "garder leur sang-froid mais aussi à faire preuve de vigilance". "Les services de la ville sont intervenus très rapidement sur les différents lieux qui ont été la cible de ce vandalisme", a précisé la mairie dans un communiqué. "Quelle que soit la motivation de ceux qui ont peint ces graffitis, et même s'ils ne sont que l'expression de la bêtise, de tels actes sont ignobles et ne peuvent être tolérés ou minimisés", a affirmé le préfet de l'Aube, Philippe Rey, dans un communiqué.

AFP – 21 septembre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....70927.ry4uj0yw



Polémique sur le voile à l'auto-école

ON CROYAIT le débat sur le port du voile définitivement enterré suite à la loi sur l'interdiction de tout signe religieux ostensible dans les écoles, collèges et lycées. Il n'en est rien. La semaine dernière à Compiègne, Laïla Zaaraoui, 19 ans, jeune Française d'origine marocaine, s'est vu recommander de retirer son voile pour passer ses leçons de conduite.

Et ce ne serait pas un cas isolé. « C'est la directrice qui m'a dit que, de toute façon, les inspecteurs qui font passer le permis à Compiègne me demanderaient de l'ôter le jour de l'examen », raconte la frêle jeune femme. Disciplinée, la jeune fille qui enlève son foulard chaque matin pour suivre les cours au lycée Mireille-Grenet de Compiègne s'exécute. Avant de se raviser.

Un acte discriminatoire pour SOS Racisme « J'en ai parlé à mon ami qui m'a dit que ce n'était pas normal. Et il y a d'autres filles qui étaient dans mon cas. » Renseignements pris, Laïla se rend compte qu'il n'existe aucun texte en la matière. « A Creil, je sais qu'il n'y a jamais de problème pour les jeunes filles comme moi », ajoute l'étudiante qui vient de porter plainte pour discrimination contre son auto-école auprès du parquet de Compiègne. Hier matin, Eric Boussuge, le procureur de la République, n'en avait pas encore eu connaissance. Evidemment, la version de l'auto-école est pour le moins différente. « Tout ça, c'est du cinéma. Nous avons effectivement eu des ordres d'un inspecteur compiégnois qui souhaite vérifier qu'il y ait concordance entre la photo du livret de conduite et la personne qui passe l'examen mais j'ai juste dit qu'il faudrait peut-être qu'elle baisse ou soulève son voile, c'est tout. Il ne s'agit en aucun cas d'une exigence pour l'enlever et elle a mal interprété la chose. J'accepte tout le monde et, pas plus tard que vendredi dernier, une jeune fille a passé son permis avec son voile », explique Mme Cornet, un peu embarrassée. Du côté des services du permis de conduire de la préfecture à Beauvais, le message est on ne peut plus clair. « Il n'y a jamais eu aucune consigne de quelque nature que ce soit. Tout candidat couvert d'un chapeau, d'une casquette, d'un voile ou de quoi que ce soit d'autre peut passer le permis avec sans problème. » Face à ce qu'ils considèrent comme « un acte discriminatoire et raciste », les dirigeants de SOS Racisme ont décidé de se constituer partie civile. « Nous sommes face à une dérive concernant l'application de la loi sur le voile. C'est un cas discriminatoire grave et nous demandons à la justice de faire preuve de la plus grande fermeté. Certaines personnes profitent de la situation pour stigmatiser les femmes de la communauté musulmane », s'insurgent Oumar Ba et Cyrille Tchamba, respectivement président et vice-président de SOS Racisme Oise.

Le Parisien – 24 septembre 2004 - http://www.leparisien.com/home/mavil...leid=241146327



La colère des musulmans après l'opération de contrôle au foyer

LES MUSULMANS de la salle de prière du foyer Aftam de Noisy-le-Grand sont outrés. Réunis devant leur lieu de culte, hier à l'occasion de la prière de 14 heures, ils contestent la façon dont les policiers du commissariat ont pratiqué mercredi matin une opération de contrôle des papiers des résidants du foyer. « On ne conteste pas la légitimité de l'opération de police.

Mais nous sommes choqués parce que les policiers n'ont pas respecté notre salle de prière », souligne Enis Chadchoub, 25 ans, responsable de la salle. Vers 6 h 15, 80 fonctionnaires pénètrent dans le bâtiment du 24, allée du Promontoire. Ils surprennent le directeur, en pyjama, l'avisent de l'opération et se dirigent directement vers la salle de prière. « Les policiers ont fait irruption dans notre lieu de culte et l'ont transformé en centre opérationnel, raconte Omar, 25 ans. Ils sont entrés sans enlever leurs chaussures et certains, même, fumaient ». Les policiers tapent aux portes des résidants et descendent en compagnie de ceux qui n'ont pas de papiers. Ils sont rassemblés dans la salle de prière et dans une autre salle.

Les résidants rassemblés dans la salle de prière Au total, une cinquantaine de résidants sont regroupés dans le lieu de culte le temps des vérifications. « Nous avons choisi la salle de prière avant d'intervenir car c'était le seul endroit qui permettait de réunir autant de monde en toute sécurité, précise le commissariat. De plus, cette salle n'est pas répertoriée comme un lieu de culte. » Dix-huit étrangers sans papiers seront finalement placés en garde à vue. Six ont été placés au centre de rétention et neuf ont reçu un arrêté de reconduite à la frontière.

Le Parisien - 24 septembre 2004 - http://www.leparisien.com/home/mavi...cleid=241146595



Une mairie interdit à une femme voilée d'être témoin de mariage

A 9 heures par e-mail, recevez les titres du journal à paraître l'après-midi.

L'adjointe au maire lui a demandé d'ôter son foulard pour vérifier son identité.

Lyon de notre correspondante

Une nouvelle affaire de voile agite l'agglomération lyonnaise. L'incident s'est déroulé sous les plafonds de la salle des mariages de la mairie de Saint-Fons, dans la banlieue est de Lyon (Rhône). Sarah Sassi, 27 ans, avait été choisie comme témoin du mariage de sa nièce, samedi 11 septembre.

Au moment de signer le registre d'état civil, l'adjointe au maire lui a demandé, afin de pouvoir vérifier son identité, de soulever le voile qu'elle portait et qui lui couvrait le front et le cou. Mme Sassi a refusé. L'officier de l'état civil lui a alors indiqué qu'elle devait la récuser. La jeune femme a préféré renoncer à être témoin.

L'union a tout de même été célébrée, car les autres témoins étaient en nombre suffisant. Mais Mme Sassi, "très choquée de n'avoir pu honorer son engagement", a décidé de donner un écho à ce différend et veut porter plainte contre la mairie. "Le voile fait partie de ma religion, et ne peut pas être enlevé à n'importe quel moment, n'importe où, comme un chapeau", plaide-t-elle.

De son côté, Michel Denis, le maire (divers droite) de Saint-Fons, se défend de toute arrière-pensée et explique que son adjointe n'a fait qu'appliquer une directive générale faisant obligation à l'officier d'état civil de pouvoir reconnaître les futurs époux, les témoins, ainsi que ceux qui voudraient s'opposer au mariage. "Depuis quelques années nous constatons une pression assez forte de demandes communautaires. Certains futurs époux, par exemple, demandent que l'officier d'état civil soit une femme et non un homme, ou s'arrangent pour que ce soit le cas. Nous sommes d'autre part confrontés à un accroissement du nombre de mariages blancs."

M. Denis a écrit à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, et à Dominique Perben, ministre de la justice, "pour qu'ils nous éclairent sur les dispositions du code civil, et sur la question du voile". Le premier n'a pas répondu. M. Perben a, lui, confirmé "l'obligation d'identifier les protagonistes", selon le maire.

L'édile souligne qu'avant chaque mariage, lors de la préparation, il réunit les époux pour les informer de leurs obligations et notamment le fait pour les femmes d'avoir le front dégagé jusqu'aux racines des cheveux au moment de la signature du registre. "C'est la première fois que nous sommes confrontés à un tel refus, affirme M. Denis. Nous devons être fermes, car le mariage est un acte civil et nous risquons d'être entraînés dans une spirale sans fin. Demain, dans les bureaux de vote, les femmes réclameront de porter la burqa."

Le Monde – 25 septembre 2004 - http://www.lemonde.fr/web/article/0,...-380529,0.html



Une étudiante exclue d'un resto U de Paris

Mercredi 22 septembre, une jeune fille voilée a été sommée de retirer son foulard à la caisse du restaurant universitaire Necker, rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement, à Paris. "Je me suis sentie rejetée comme une malpropre, à remonter la queue pour ressortir et manger ailleurs, où l'on accepte les filles voilées", déplore l'étudiante. La directrice du restaurant, Dominique Le Rolland, croit savoir que "la loi qui a été adoptée interdit le voile dans les établissements publics. Je ne vois pas bien où est le problème". "Mais j'ai tout de même demandé des éclaircissements à ma hiérarchie."

Le Monde – 26 septembre 2004 - http://www.lemonde.fr/web/article/0,...-380529,0.html
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:10

Incendie volontaire dans une mosquée en construction à Aubagne

Les locaux d'une mosquée en construction et d'un bâtiment attenant servant de mosquée provisoire, à Aubagne (Bouches-du-Rhône), ont été la cible dans la nuit de vendredi à samedi d'un incendie volontaire, a-t-on appris samedi de source policière. La mosquée en construction n'a pas été endommagée, selon les pompiers. Le bâtiment attenant, un réfectoire de 150 m2 servant de lieu de culte provisoire, a subi de gros dégâts avec 80 m2 détruits, selon la même source. Les secours ont relevé la présence de deux foyers d'incendie, selon les pompiers, qui ont engagé une vingtaine d'hommes pour venir à bout des sinistres survenus vers 01H20. Le parquet de Marseille a chargé la brigade criminelle du SRPJ de l'enquête, selon des sources policières.

AFP – 2 octobre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp...070437.90p2cmt8



A Montreuil, un arrêté interdit un défilé de mode de femmes voilées

La mairie de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a pris un arrêté le 29 septembre pour empêcher la tenue d'un défilé de mode de femmes voilées interdit aux hommes, a-t-on appris lundi de sources concordantes. Dans son arrêté dont une copie a été transmise à l'AFP, la mairie ordonne l"interdiction de la manifestation +Le prêt à porter des femmes musulmanes+ prévue les 3 et 10 octobre 2004 à l'espace royal à Montreuil". Le document ajoute: "Considérant que le défilé de mode vise à démontrer la pertinence d'effets vestimentaires du type hijab ou burka, en banalisant le port du voile en toutes circonstances, considérant que le spectacle du défilé prévu est interdit aux hommes, (...) et qu'il peut en résulter un trouble sérieux à l'ordre public, le défilé de mode est interdit". La ville du député-maire Jean-Pierre Brard (app-PCF) a pris cet arrêté après avoir été contactée à plusieurs reprises par des associations et des mouvements laïcs s'inquiétant de la tenue de cet événement. "Nous avons notamment vu sur le site www.islamiya.info qu'allait avoir lieu ce défilé, nous avons écrit au maire", a expliqué à l'AFP Delphine Beauvois, présidente de l'Union des familles laïques à Montreuil. La première démonstration de prêt-à-porter voilée qui devait se tenir dimanche n'a pas eu lieu, a-t-on précisé de source policière. "En revanche, un forum de discussion sur internet annonce que cette manifestation se tiendra le 10 octobre en région parisienne mais sans préciser où exactement", a indiqué la même source. Le défilé est organisé à l'initiative de la marque "Jasmeen", inconnue des services de police et de la mairie.

France 3 – 4 octobre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....61832.6o3ds5dv



Une salle de prières endommagée par un incendie à Schiltigheim

SCHILTIGHEIM (AP) -- Une salle de prières faisant office de mosquée a été endommagée mercredi matin vers 7h par un incendie, a-t-on appris de source policière. L'origine du sinistre était inconnue dans l'immédiat.

Ce lieu de culte musulman est situé rue des Petits champs à Schiltigheim, dans la proche banlieue de Strasbourg (Bas-Rhin). L'incendie a été maîtrisé.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ce sont des matériaux d'isolation déposés contre la salle de prière qui brûlaient, mais il s'agissait de fumerolles plutôt que de flammes. AP

AP – 6 octobre 2004 - http://permanent.nouvelobs.com/socie...4489.html?0946



Une fille voilée victime d’un malaise a été ensuite agressée par des pompiers

Najat a 25 ans. Ce 29 septembre, aux alentours de 16H40, elles sortait de l’Université Paris 8-Saint Denis en compagnie de Hinda et de Naziha, ses deux amies de fac toutes deux âgées de 23 ans. Elles regagnaient leur domiciles respectifs lorsque parvenues Place du 8 Mai 1945, Najat s’est effondrée à terre, victime d’un malaise. Aussitôt, un attroupement s’est formé autour d’elle. Alors que Najat sombrait dans l’inconscience, ses amies ont tenté en vain de la réveiller. Les pompiers ont été appelés sur place et la jeune femme affirme avoir été agressée par eux. Voici le récit que les trois jeunes filles nous ont rapporté :

Le récit de Hinda, amie de Najat :

Lorsque Najat a eu son malaise, Naziha et moi avons été paniquées. Najat a été soudain prise de vertiges ; m’a tenu la main puis s’est effondrée par terre, évanouie. Des gens se sont approchés et ont formé un cercle autour d’elle. J’ai appelé les pompiers depuis mon portable mais ils m’ont demandé l’endroit exact où nous nous situions. Dans la panique, je ne parvenais pas à trouver le nom de la rue. C’est alors qu’un homme et une femme se sont approchés et m’on fait comprendre qu’ils avaient appelés eux même les pompiers. Ils étaient habillés en civils, mais aux brassards qu’ils portaient au bras et à la radio qu’ils tenaient à la main, j’ai compris qu’ils s’agissait de policiers. Les pompiers ont mis beaucoup de temps à venir, au moins 20 minutes. Et Najat n’avait toujours pas repris connaissance. On lui parlait mais elle n’entendait pas. C’est lorsqu’ils sont arrivés que tout a commencé. Il y avait trois hommes. Un homme noir, assez petit, un brun et un blond. Les pompiers se sont approchés et nous ont demandé de nous éloigner de Najat. Tout de suite, j’ai été très choquée par la façon dont ils ont tenu Najat. Ils ne l’ont pas soulevée mais traînée au sol ! Le pompier noir la tenait par l’avant de ses vêtements. Ils ont essayé de la remettre debout mais avec des gestes très violents, saisissant son bras et le relâchant brusquement à terre. Je voyais que les gens autour de moi étaient choqués, une femme noire a dit qu’elle ne trouvait pas leur attitude normale. Finalement, ils l’ont traînée jusqu’au camion qui s’est immobilisé. Les pompiers voulaient la ranimer à l’intérieur mais ils ne voulaient pas l’emmener à l’hôpital. Comme je m’en suis étonnée, un pompier m’a dit en criant « je ne ramène pas les gens à l’hôpital comme ça ! ». Comme je m’inquiétais de son état et voulait savoir s’ils allaient l’emmener à l’hôpital car elle était toujours inconsciente, il m’a dit « elle est majeure et vaccinée ! ». Il s’est mis à hurler avec une violence incroyable. Les pompiers sont restés environ 10 minutes avec Najat dans le camion . Au bout d’un moment, ils sont réapparus et ont dit qu’ils partaient à l’hôpital de la Fontaine.

Naziha et moi nous y sommes rendues, c’était à 4 stations en tramway. Lorsque nous y sommes parvenues, ils étaient arrivés depuis peu. Le pompier noir essayait de faire sortir Najat alors qu’elle ne tenait même pas debout. J’ai été frappée par son visage, ravagé. Lorsqu’elle nous a vues, elle m’a tendu la main et a prononcé mon nom comme un appel au secours. Le pompier lui disait « essayez de sortir toute seule », « non ,sortez toute seule ! » et puis perdant patience « vous sortez seule ou vous restez ici ! ».

C’est finalement Naziha et moi qui l’avons conduite aux urgences, en la portant presque car elle ne tenait pas sur ses jambes.

Lorsque nous sommes arrivées, il y avait beaucoup de monde et donc d’attente. Najat semblait paniquée, elle pleurait sans cesse. Sa crise de larmes ne cessait pas. Je ne comprenais pas ce qu’il lui arrivait. Je lui disais « mais qu’est-ce qui t’arrive ? ». Finalement, elle nous a tout raconté. Qu’elle avait été agressée dans le camion, que l’un des pompiers l’avait frappée à plusieurs reprises. Quand je l’ai appris , je n’ai plus voulu sortir sans voir les pompiers ou au moins avoir leur nom. Je me suis rendue à l’accueil pour demander leur nom (sans donner le motif) mais l’homme à l’accueil n’a rien pu (ou voulu ) me dire. Il me disait qu’il ne connaissait pas leurs noms, ne voulait pas non plus me donner le numéro de leur caserne. J’ai beaucoup insisté mais il ne voulait rien me dire. Je ne sais pas s’il ne voulait pas ou s’il n’avais pas ces informations.

Comme Najat était très très mal et ne voulait plus rester, nous sommes parties.

Le récit de Najat qui relate son agression :

Lorsque je me suis évanouie dans la rue, j’ai perdu conscience pendant longtemps. Mais par moments, je reprenais un peu mes esprits avant de m’évanouir de nouveau. Dès leur arrivée, les pompiers ont été très agressifs. J’entendais des hurlements sans comprendre pourquoi. Ils criaient après Hinda qui demandait des nouvelles de mon état. Le pompier noir m’a attrapée par le devant de ma veste en jeans et m’a traînée par terre.

Ils me hurlaient dessus, me disaient « allez, allez arrête ton cinéma, sinon on t’emmène au commissariat ! ». Je pense qu’ils s’imaginaient que je suis sans papiers, c’est la seule explication que je trouve à cette phrase dite d’un ton menaçant. C’est le policer blond qui m’a agressée dans le camion. Il a appuyé deux doigts sur l’avant du cou (elle mime le geste précis du pompier, NDLR), il l’a fait trois fois, ça faisait horriblement mal, je ne pouvais plus respirer, j’ai hurlé. Je criais, me débattais pendant que le brun me maintenait de façon très forte par les épaules, et le Noir par les pieds. Le blond m’a saisie à la gorge et criait « allez, arrête, arrête ! ». Il hurlait des mots que je n’ai pas compris. Il se marrait avec ses collègues. Ils riaient beaucoup. Il m’a donné deux coups de poing à la mâchoire. J’ai hurlé, j’avais très mal. Mes vêtements étaient complètement en désordre, j’essayais de remettre mon foulard, ils se regardaient et se marraient ».

Lorsque le camion est arrivé, j’étais en état de choc ; le pompier noir essayait de me faire sortir de force mais je n’arrivais pas à marcher. C’est alors que j’ai vu mes amies Hinda et Naziha, je les ai appelées à l’aide et elles m’ont aidée à sortir en me tenant chacune d’un côté. A l’hôpital, j’étais tellement choquée que je pleurais sans cesse. J’avais peur, peur de tout le monde, peur que les pompiers reviennent, peur même des médecins. Je suppliais mes amies de me ramener chez moi, elles ne comprenaient pas pourquoi et voulaient que je vois un médecin. J’ai fini par tout leur raconter. Elles se sont mises en colère. Hinda a voulu prendre les noms et l’adresse des pompiers mais elle n’y est pas arrivée. Finalement, je suis rentrée chez moi.

Lorsque j’ai raconté mon histoire à mes proches, ils ont tout de suite voulu que je porte plainte. Mon frère m’a accompagnée au commissariat. Là bas, la dame qui nous a reçus a dit qu’il fallait un certificat médical . Alors, nous sommes allés au service des Urgences de la clinique de Stains ou le Dr Simon L m’a reçue. Il m’a examinée et a reconnu des hématomes consécutifs à une agression. Il m’a dit de faire une radio panoramique mais heureusement, je n’ai pas eu de fracture en plus de ces blessures. Il a écrit sur ce certificat « hématome avec douleurs intenses au niveau mandibulaire gauche. Ces lésions entraînent une incapacité de travail de 10 jours ».Il nous a conseillé de porter plainte, on lui a répondu que c’est ce qu’on avait l’intention de faire.

On est alors retourné au commissariat central de Saint Denis, munis de ce document.

On a beaucoup de mal à faire enregistrer la plainte, on a du parlementer longtemps, car le policier était très réticent. Il a dit à mon frère « On peut appeler les pompiers, on peut s’entendre avec eux ». Mon frère et moi avons refusé bien sûr ! Le policier a même dit qu’une main courante avait déjà été faite sur place, qu’il n’y avait pas besoin de plainte ; en fait il parlait de la main courante concernant mon malaise, que les policiers avaient fait sur place. Mais ça ne concernait pas l’agression. Il voulait se contenter de cela, ça n’avait pas de sens. On a encore dû insister et il a finalement accepté d’enregistrer notre plainte. Le policier ne s’est pas montré très compréhensif. Lorsqu’il a pris ma déposition, il me l’a faite signer en quatre exemplaires mais a refusé de m’en donner un malgré mon insistance (ils lui ont remis simplement le récépissé de la déclaration NDLR).

Sur le plan physique, mes blessures n’ont pas été très graves mais sur le plan moral, je suis très mal depuis cette agression. J’ai peur de tout, de tout le monde. Je ne dors plus. Récemment, j’ai été faire des analyses à l’hôpital et puis j’ai vu des pompiers stationnés : en les voyant , j’ai été prise d’une crise de panique. Je crois que je vais aller voir un psychologue, je n’en peux plus. Je trouve anormal que des hommes se soient attaqués à moi comme cela. Mais alors, des pompiers censés secourir des gens ! Comment des pompiers peuvent-ils agir comme cela ?

Oumma.com - 06 octobre 2004
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:11

L'école fait la tête aux mères voilées

Des établissements refusent de les voir servir d'accompagnatrices lors de sorties.

près le foulard des lycéennes, celui des mères. Si l'autorisation accordée aux mères voilées d'entrer dans les établissements scolaires a été implicitement réaffirmée après le vote de la loi sur la laïcité, ces dernières ne sont pourtant pas toujours les bienvenues lorsqu'elles se proposent d'accompagner les sorties des enfants. Le ministère de l'Education nationale a beau être catégorique, assurant qu'il est «absolument illégal d'empêcher les mères voilées d'accompagner les enfants», il n'empêche : à plusieurs reprises, certaines mères se sont vu opposer une fin de non-recevoir. De fait, le libre arbitre du chef d'établissement et des rectorats semble prévaloir. Quinze jours après la rentrée, le problème s'est posé dans une école primaire de Villemonble (Seine-Saint-Denis). Jean-Marc Minetto, responsable des parents d'élèves et membre de la FCPE (principale fédération de parents d'élèves), est averti . «Visiblement, les consignes de l'inspecteur d'académie en début d'année étaient de refuser les accompagnatrices voilées : il fallait voir le moins de foulards possible aux alentours des écoles.»

Mauvaise lecture. L'inspectrice de l'Education nationale est saisie. Elle fouille les textes et, au final, fait rectifier le tir en autorisant la présence de l'accompagnatrice voilée. Dans une académie voisine, à l'inverse, on assume les interdits. L'explication du rectorat des Hauts-de-Seine témoigne pour le moins d'une mauvaise lecture de la circulaire d'application de la loi du 15 mars qui, d'après le texte, «ne concerne pas les parents d'élèves» : «L'an dernier, nous avons étudié le problème des sorties. La décision de l'inspecteur de l'Education nationale en charge de la circonscription de Nanterre a été de refuser aux femmes voilées d'accompagner les enfants. La loi sur la laïcité ne mentionnant pas les parents, il n'y a pas à revenir sur cette décision.» Une décision justifiée par le fait qu'une mère accompagnatrice se trouve dans une situation identique à un agent de l'Education nationale et «doit donc être soumise aux mêmes règles». «Question d'appréciation, surtout lorsqu'il s'agit d'accompagnatrices occasionnelles», rétorque un délégué de parents d'élèves.

Ces cas à la marge révèlent que l'application de la loi sur la laïcité bute sur de sérieux problèmes d'interprétation. Impossible, dès lors, d'éviter que par ricochet certaines femmes chargent ces décisions de sous-entendus, et se sentent stigmatisées. Lorsque Nabila, 27 ans, a été prévenue par la directrice de l'école maternelle de Romans-sur-Isère (Drôme) qu'elle ne pourrait pas conduire la classe de ses enfants à la bibliothèque, elle a bondi de colère.

Doute. «Je suis remontée comme jamais et prête à porter plainte. La loi ne concerne pas les parents. Ce qui me choque le plus, c'est que cette règle ne s'applique que dans les écoles classées REP [réseau d'éducation prioritaire]», dit-elle. Vrai et faux. Un courriel envoyé en juin par le chargé REP et politique de la ville à l'inspection académique de Valence a semé le doute dans la tête des directeurs d'école concernés. Extrapolant une déclaration du ministre de l'Education nationale précisant que les mères pouvaient accompagner leurs enfants à la maternelle dans la tenue de leur choix entre 8 h 30 à 9 heures, il a estimé qu'en dehors de ces horaires il fallait bannir le voile. D'où la position d'une directrice, un peu déboussolée : «J'applique la loi, j'interdis toutes les accompagnatrices voilées.» Jusqu'à ce que le rectorat, saisi peu après de l'affaire, reconnaisse, la semaine dernière, «un problème d'interprétation très local» et rappelle «clairement que la loi du 15 mars ne s'applique pas aux parents d'élèves».

Une quinzaine de jours après la rentrée, la FCPE a volé au secours des mères de famille musulmanes qui portent le foulard. «Aucune consigne écrite ministérielle n'a été donnée, contrairement à ce qu'affirment certains inspecteurs ou certains directeurs d'école, écrit alors la fédération dans un communiqué. Dans l'attente d'une clarification juridique, nous devons soutenir ces mères que l'on exclut arbitrairement.» A la fédération, on met également en garde contre d'autres invraisemblances qui pourraient survenir si les règles concernant les mères voilées ne sont pas clairement définies. Et d'imaginer, par exemple, le cas d'une femme en foulard, représentante des parents dans un conseil de discipline chargé de statuer sur l'exclusion d'une jeune fille qui refuse d'ôter son voile à l'école.

Grattage. Reste que, pour un grand nombre d'associations, ces difficultés autour de mères voilées symbolisent les tentatives d'élargir imperceptiblement le champ d'application d'une loi qui ne concerne pourtant que les élèves, les enseignants et le personnel administratif. «Sous couvert de la loi sur la laïcité, une impunité s'est mise en place depuis la rentrée, prétend Samy Debah, responsable du Collectif contre l'islamophobie en France. On a l'impression que si on peut gratter un peu plus de retraits de voiles, c'est toujours ça de gagné.»

Libération – 12 octobre 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=245443



Nouvelle profanation dans un cimetière militaire

[…] la seule tombe musulmane du cimetière a été profanée, sa stèle ayant été cassée et volée, selon la gendarmerie.

AFP – 12 octobre 2004 - http://www.cyberpresse.ca/monde/arti...4,814167.shtml



Tirs contre un lieu de culte musulman inoccupé à L'Ile-Rousse (Haute-Corse)

Un ou des inconnus ont tiré à deux reprises dans la nuit de samedi à dimanche sur la porte d'un bâtiment abritant un local de prières musulman à L'Ile-Rousse, en Haute-Corse, a-t-on appris lundi auprès des gendarmes. Les tirs ont été entendus vers 5h00 du matin, alors que le local était vide, et deux impacts de balles de calibre 22 Long Rifle ont été relevés sur la porte par les gendarmes, chargés de l'enquête. Samedi, plus de 2.000 personnes ont manifesté à Ajaccio pour protester contre la recrudescence des actes violents et attentats visant la communauté maghrébine en Corse.

France 3 – 25 octobre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....73640.yax1rswq



Un abbé picard injurie le Coran dans son bulletin paroissial

AFP | 04.11.04 | L’abbé Philippe Sulmont, curé de Domqueur (Somme), s’en prend au Coran en termes injurieux dans son bulletin paroissial du mois de novembre, selon une copie que s’est procurée l’AFP. Le curé avait déjà été condamné en janvier 2004 par le tribunal correctionnel d’Abbeville à 800 euros d’amende pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" pour ses écrits dans ce bulletin paroissial de novembre 2002. Le ministère public avait demandé une peine d’amende de 1.000 euros. "Les Asiatiques prolifèrent et nous envahissent, véhiculant une idéologie menaçante pour le monde entier. En effet, je dirais par ailleurs, l’islam +modéré+ n’existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane sont endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour que s’étende le règne du démon aux dépens du Royaume du Christ !", avait notamment écrit l’abbé dans le bulletin de 2002. Dans le bulletin de novembre 2004 portant le numéro 395, l’abbé Sulmont s’en prend à nouveau aux Asiatiques et à l’islam et affirme ne pas craindre de se retrouver en prison.

AFP – 4 novembre 2004 - http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=725



Croix gammée sur le lieu de culte musulman à Aulnoye-Aymeries (59 Nord)

Tag sur la Mosquée: une ville s'interroge..

Dans la nuit de dimanche à lundi, une croix gammée a été peinte sur la façade de la mosquée d’Aulnoye. La communauté musulmane est consternée, le maire a exprimé son indignation. Ce sont des fidèles qui, en se rendant au lieu de culte musulman pour la prière du matin, ont découvert le tag apposé entre la porte d’entrée et la fenêtre. Le président de l’Association islamique d’Aulnoye Amar Moussa est venu constater les faits dans la journée. Mardi, il s’est rendu au commissariat pour retourner à la mosquée avec des policiers qui ont photographié les tags. «Tout le monde est surpris, a réagi Amar Moussa, c’est inadmissible. Nous n’avons jamais eu de problèmes ici. Aulnoye est un village, notre communauté une petite famille.» Avant de se rappeler des faits similaires survenus il y a environ trois ans, quand le mur de la mosquée avait été couvert de textes xénophobes. Le président de l’Association islamique n’a pas souhaité déposer une plainte, estimant qu’«il s’agit, espérons-le, d’un acte isolé perpétré par des gamins.» Pour Moussa Allem, l’un des fidèles de la mosquée, «cet acte s’inscrit parfaitement dans le climat de haine qui s’installe en France contre l’Islam. Les gens expriment leur racisme de plus en plus “librement”. Il faut condamner tous les actes qui visent musulmans, juifs ou autres minorités religieuses.» Le maire d’Aulnoye Bernard Baudoux a également tenu à exprimer son indignation. «Nous avons toujours vécu dans la tolérance à Aulnoye. Ce ne sont pas quelques trublions qui nous feront changer nos habitudes. Nous devons nous respecter mutuellement, si non il devient impossible de vivre ensemble. Ces actes prouvent une fois de plus que la lutte contre le fascisme n’est jamais terminée. Même si les acteurs de ces faits ne forment qu’une petite minorité, il faut la combattre.»

LNMF – 19 novembre 2004 - http://lnmf.net/
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:11

Une centaine de musulmans empêchés de manifester devant la mairie des Ulis

Une centaine de musulmans voulant se rassembler, samedi matin, sur le parvis de la mairie des Ulis (Essonne) pour réclamer une mosquée plus grande en ont été empêchés par la police a-t-on appris de source policière. Ils se sont alors dirigés sur l'aire d'une fête foraine toute proche avant de se disperser sans incident, a-t-on précisé de même source. Les forces de l'ordre avait interdit ce rassemblement après que samedi dernier, près de 1.200 musulmans se soient réunis pour prier devant la mairie, ce qui est interdit par la loi, pour marquer la fin du Ramadan, a-t-on également indiqué. "Les gens ont eu peur devant un tel déploiement de force policière", a déclaré Okba Cheikiri, secrétaire général de l'association cultuelle des musulmans des Ulis joint par téléphone par l'AFP, pour expliquer le peu de manifestants. Cette association proteste contre le refus de la mairie d'agrandir la future mosquée. La mairie a inscrit le projet de la future mosquée dans le plan local d'urbanisme, aux côtés d'autres projets tels que la piscine municipale. Des manifestants musulmans se réunissent tous les samedis depuis début septembre aux Ulis pour obtenir une augmentation de sa surface.

AFP – 20 novembre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....32010.h50tf1xf







Tirs contre une mosquée à Sartène: l'imam échappe de peu à la mort

Un imam marocain a échappé de peu à la mort, dans la nuit de vendredi à samedi à Sartène, où des inconnus ont tiré plusieurs coups de feu à travers la porte d'une maison abritant un lieu de culte, derrière laquelle il se trouvait.

Vers 02h30, "j'ai entendu quelqu'un qui frappait très fort à la porte, j'étais couché. Je suis allé vers la porte, ils criaient +les Arabes dehors+. C'était la voix de quelqu'un de jeune", a déclaré à l'AFP Mohamed El Atrache, encore très choqué.

"Et ils ont tiré! Je me suis plaqué contre le mur et je les ai entendus partir tout de suite après", a poursuivi l'imam, âgé de 53 ans.

Sur l'épaisse porte de bois de la maison située en contrebas de la rue principale de Sartène, qui accueille un lieu de culte et une association culturelle musulmane où l'imam passait parfois la nuit, dix impacts de balles sont visibles. Tous à hauteur de tête et de poitrine.

Dans le couloir qui mène à deux salles de prière, une porte vitrée est trouée en deux endroits et l'un des projectiles de 9 mm tirés par les inconnus s'est fiché dans le mur de la cuisine, à une dizaine de mètres de là.

Le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, qui estime que la victime aurait été "criblée de balles" sans ses réflexes, a saisi les gendarmes d'une "enquête de flagrance pour tentative d'assassinat".

En haut d'une volée de marches menant à la route, une croix gammée et l'inscription "Arabi Fora" ("les Arabes dehors", en langue corse) peintes sur le goudron ont été recouvertes de sable.

Parmi la dizaine d'habitués de l'"Association culturelle musulmane de Sartène" venus soutenir l'imam, l'émotion est vive.

"Il y a un an, la même porte avait été arrosée d'essence et incendiée. Une enquête a été ouverte, mais elle n'a jamais abouti", rappelle l'un d'entre eux, qui souhaite garder l'anonymat.

"Ici, le problème, c'est qu'on n'a pas d'ennemi en face pour tenter de s'expliquer avec eux (...) Nos gosses sont nés ici, on est intégrés et on n'a pas de problème avec les gens d'ici", déclare un autre.

"Je n'ai jamais eu de menaces, confirme M. El Atrache, je suis ici depuis douze ans, c'est la première fois que ça arrive, maintenant j'ai peur".

"Mais je ne crois pas qu'ils étaient venus ici avec l'intention de me tuer. C'est un peu comme à Bastia, Ajaccio ou ailleurs, des jeunes qui n'ont rien à faire", estime-t-il.

Le préfet de Corse, Pierre-René Lemas, a condamné l'"attentat" et indiqué que le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, "a confirmé ses instructions de fermeté à l'égard de tous actes xénophobes ou racistes."

Les maires de Bastia et d'Ajaccio, Emile Zuccarelli (PRG) et Simon Renucci (DVG), et celui de Paris, Bertrand Delanoë (PS), ont vivement condamné ce nouvel acte de violence raciste, tout comme le Parti socialiste.

Le vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Fouad Alaoui a quant à lui réclamé "une protection de proximité des lieux de culte musulmans en Corse".

Les autonomistes du Parti de la Nation Corse (PNC, modéré) ont eux aussi condamné l'attentat, appelant les "engagés dans le combat nationaliste" à s'élever contre "la montée" du racisme dans l'île.

"Notre condamnation est totale de cet acte aux motivations racistes évidentes", écrit le PNC, l'un des piliers autonomistes de la coalition nationaliste Unione naziunale (huit élus à l'Assemblée de Corse), dans un communiqué transmis à l'AFP. "Le PNC en appelle à tous les démocrates de l'île, et tout particulièrement aux engagés dans le combat nationaliste, pour qu'ils s'élèvent sans la moindre complaisance contre ces actes et leurs auteurs. Eux et leur idéologie doivent être combattus".

Une équipe de l'Institut de recherche criminelle (IRC) de la gendarmerie a été dépêchée en Corse samedi après-midi pour participer à l'enquête sur les coups de feu tirés sur une mosquée de Sartène, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Cette équipe comporte notamment des experts en balistique, ainsi que des spécialistes en police technique et scientifique (PTS) "pour les domaines utiles à l'enquête".

Les gendarmes de l'IRC de Rosny-sous-Bois sont envoyés pour prendre part aux enquêtes jugées prioritaires.

Par ailleurs, le bureau antiterroriste de la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de la gendarmerie est associé aux investigations menées par les gendarmes de la légion de Corse qui enquêtent en flagrance pour tentative d'assassinat.

Depuis une dizaine de jours, 21 interpellations ont été effectuées dans le cadre d'enquêtes sur des actes de violence à caractère raciste, donnant lieu à 14 mises en examen à Paris parmi des jeunes soupçonnés d'appartenir au groupuscule armé Clandestini Corsi, qui a revendiqué sept attentats anti-Maghrébins en Corse.

L'île a connu depuis plus d'un an une recrudescence de ces actes, qui vise quasi-exclusivement la communauté maghrébine. Samedi, 200 personnes ont manifesté à Calvi contre le racisme.

"C'est dommage, parce que c'est toujours une infime minorité qui fait ça et ce sont tous les Corses que l'on stigmatise", commente un des membres de l'association visée.

AFP – 27 novembre 2004 - http://actu.voila.fr/Article/article....hiau976t.html



Créteil – Le terrain de la mosquée souillé par des pieds de porcs

Des pieds de porcs ont été placés sur le terrain qui doit accueillir la futur mosquée de Créteil.

Vendredi 26 novembre, après la prière hebdomadaire, les fidèles ont découvert des pieds de porcs (une quinzaine) étalés sur la surface de terrain prévu pour la construction de la future mosquée attribué par la municipalité cristolienne

CCIF – 28 novembre 2004 - http://islamophobie.net/dev/index.ph...id=48&Itemid=2



Le Mrap dénonce l'usage d'un texte raciste dans un concours

lundi 29 novembre 2004 (Reuters - 19:39)

PARIS - Le Mrap demande l'ouverture d'une enquête sur l'utilisation d'un texte "d'une violence extrême contre tous les musulmans" dans un concours pour le recrutement d'inspecteurs du permis de conduire.

Ce concours consistait en la rédaction d'une note de synthèse de 13 documents sur la laïcité et le port de signes manifestant une appartenance religieuse à l'école, explique-t-il lundi dans un communiqué.

Or, selon le Mouvement contre le racisme et l'antisémistisme (Mrap), un texte de Jean-Jacques Walter, déjà publié sur un site proche de thèses du Front national, figure parmi ces documents.

"Ce texte de Jean-Jacques Walter, sous couvert de critiquer l'islam, n'est qu'une diatribe raciste d'une violence extrême contre les muslmans", écrit-il.

"C'est l'islam ordinaire qui est violent et liberticide, et non pas une prétendue déformation par des extrémistes", peut-on lire dans ce texte tel qu'il est rapporté par le Mrap à partir d'un site internet.

En conséquence, l'organisation demande au ministère de l'Equipement de reconnaître l'erreur d'avoir utilisé ce texte et d'ordonner une enquête pour identifier les auteurs de cette épreuve.

Reuters – 29 novembre 2004 - http://www.reuters.fr/locales/c_news...toryID=6944979



Tags racistes à l'Université de Metz

Deux étudiants en philosophie à l'Université de Metz devront se présenter le 11 février devant un officier de police judiciaire. Les faits reprochés : des tags racistes, anti-musulmans, découverts en avril et ces derniers jours, sur les murs de salles de cours et dans les toilettes de l'UFR de Lettres de l'Université de Metz.

Agés de 21 ans et originaires de la vallée de la Fensch, les deux auteurs ont été démasqués à la suite d'un tchat à caractère raciste auxquels ils participaient en utilisant les ordinateurs de l'UFR de Lettres.

L'Est Républicain – 1er décembre 2004



Plainte d'une Mulhousienne pour une agression parce qu'elle porte le voile

Une Mulhousienne âgée de 39 ans a porté plainte après avoir été rouée de coups et menacée de mort mercredi matin par deux hommes qui s'en seraient, selon ses déclarations, pris à elle parce qu'elle portait un voile islamique, a-t-on appris jeudi de source policière. Le commissariat de police de Mulhouse a confirmé jeudi avoir enregistré mercredi soir la plainte de Mme Ouarda Bouatti, mère de cinq enfants. Mme Bouatti a le visage tuméfié, porte des blessures à l'intérieur de la bouche et a le bras gauche bandé, a constaté un correspondant de l'AFP. Mme Bouatti a indiqué à l'AFP qu'elle avait été abordée mercredi vers 10H00 par ses deux agresseurs à proximité d'un magasin du centre-ville de Mulhouse auquel elle se rendait. Aucun témoin de la scène ne s'est manifesté jusqu'à présent. Selon son récit, l'un des deux hommes l'a d'abord apostrophée en l'accusant de "faire des histoires" en portant le voile, qu'il a qualifié de "*****". Il l'a alors rouée de coups de poings et lui a frappé la tête contre un mur avant de la frapper avec un bâton que lui a donné son complice. Les deux hommes se sont enfuis en lui criant notamment: "la prochaine fois, on te flingue", selon le récit de la victime. Mme Bouatti s'est ensuite réfugiée auprès des employées d'un magasin tout proche qui lui ont porté secours et ont appelé les pompiers. Transportée à l'hôpital, elle y a reçu des soins et, munie d'un certificat médical, elle s'est rendue mercredi soir au commissariat central de Mulhouse pour y déposer plainte.

AFP – 16 décembre 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....24721.04x4y8ch
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:12

Pas de cérémonie pour les naturalisées voilées

Parce qu'elles portaient le foulard islamique, trois femmes n'ont pas été autorisées, hier matin, à assister à la cérémonie de remise de leur décret de naturalisation, à la préfecture de Seine-Saint-Denis. Deux autres femmes voilées venues accompagner un proche ont été également interdites d'accès. Du côté des «victimes» comme de la préfecture, on confirme les faits à quelques détails près. «A l'entrée du salon d'honneur de la préfecture, les fonctionnaires ont demandé à ces femmes de retirer leur couvre-chef», raconte Hamida Ben Sadia, du Collectif des féministes pour l'égalité, qui défend la liberté pour les femmes de porter le voile. «Les agents de la préfecture ont invoqué des instructions de leur hiérarchie. Le sous-préfet, appelé pour justifier cette demande, l'a expliquée par des instructions formelles du préfet. Il a déclaré que ces instructions ne découlaient pas d'un texte législatif ou réglementaire mais se fondaient sur des principes républicains : pour une cérémonie aussi symbolique de l'intégration dans la communauté nationale française, où la Marseillaise est jouée, tout signe ostensible d'appartenance communautaire doit être banni.»

A la préfecture, on confirme indirectement l'absence d'un texte législatif interdisant explicitement le port du voile dans ces circonstances : «A partir du moment où il s'agit d'une cérémonie officielle, qui se déroule dans le salon d'honneur de la préfecture, le préfet est en droit de demander qu'il n'y ait pas de signes ostensibles», explique Michel Theuil, directeur de cabinet du préfet. Au risque de donner raison aux associations qui dénoncent une montée de l'islamophobie en France ? Si ces femmes ont été interdites de cérémonie, elles n'ont pas été privées du décret de naturalisation, répond-on à la préfecture. Ce document leur a été remis à l'extérieur du salon d'honneur, «à part, de manière individuelle», confirme Michel Theuil.

Les femmes voilées font état d'«une dizaine de policiers appelés en renfort». Côté préfecture, on relativise : «Ces personnes sont venues en groupe constitué avec l'intention de troubler la cérémonie. Elles étaient accompagnées d'un meneur visiblement très énervé. Du coup, nous avons mis deux policiers à l'entrée du salon d'honneur, et deux autres très en retrait au cas où la manifestation deviendrait virulente.» Sur la fréquence de ce genre d'affrontements, Michel Theuil se veut rassurant : «Cela s'est déjà produit, mais, jusqu'à présent, il n'y a pratiquement pas eu d'incident notable. Lorsque nous demandons aux jeunes femmes voilées d'enlever leur foulard, elles le font volontiers.»

Libération – 22 décembre 2004 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=263349



Coups de feu dans la nuit de vendredi contre la mosquée d'Agen

La mosquée d'Agen a été visée par cinq coups de feu tirés par un inconnu avec une arme de chasse de gros calibre, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 01H00 du matin, a-t-on appris samedi de source policière. Les coups de feu, tirés par une personne qui s'était introduite dans le périmètre de la mosquée en cisaillant un grillage, n'ont pas fait de blessé alors que l'imam dormait à proximité, selon la même source. Trois balles Brennecke, utilisées pour la chasse au sanglier ont été retrouvées sur place, fichées dans les murs ou dans un bureau, ainsi que deux cartouches de chevrotine. Une enquête a été ouverte par l'antenne agenaise du SRPJ de Toulouse pour retrouver le tireur.

AFP – 1er janvier 2005 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....71849.8eqw8up2



Inscriptions racistes sur le domicile d'un responsable du CRCM à Strasbourg

La maison d'un responsable du Conseil régional du culte musulman (CRCM) à Strasbourg a été la cible dans la nuit de lundi à mardi d'inscriptions racistes et la porte d'entrée a été incendiée, a-t-il indiqué à l'AFP. "Des inscriptions racistes comme +Arabes dehors+ ou +stop à l'invasion+ ont été tracées sur ma maison", a indiqué Aziz El Alouani, chargé de communication du CRCM d'Alsace en ajoutant que ces actes se sont déroulés "très rapidement" autour de 05H15. "Le feu a été mis au paillasson et la porte d'entrée en bois a été abîmée", a-t-il indiqué. En outre, "un pavé a été jeté dans une fenêtre qui a été brisée", a-t-il précisé ajoutant que les individus ont "escaladé la clôture de la maison". Le domicile de M. El Alouani avait déjà été la cible d'inscriptions racistes en mai alors que les incidents et inscriptions à caractère raciste visant notamment la communauté musulmane se multipliaient à Strasbourg et dans ses environs.

AFP – 4 janvier 2004 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp....55922.4h408lc0



Viande obligatoire dans les cantines des écoles à Villefranche sur Saône

La mairie de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a informé par lettre une vingtaine de parents d'élèves, pour la plupart musulmans, que leurs enfants pourraient être exclus de la cantine scolaire s'ils refusaient de manger de la viande.

Cette prise de position a choqué les parents destinataires de cet avis qui ont décidé de rédiger une pétition et de porter l'affaire devant les médias. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a pour sa part condamné une décision qu'il juge "inacceptable".

Depuis plusieurs mois, une vingtaine de parents de Villefranche demandaient à ce que leurs enfants puissent ne pas manger de viande à la cantine, sans demander pour autant de menus alternatifs. Ces parents sont pour la plupart musulmans et consomment chez eux de la viande hallal.

Cependant, assure Farida Saadi, l'un des parents d'élèves concernés, "nous n'avons jamais mentionné de motifs religieux. Nous souhaitons simplement que l'on ne force pas les enfants à en manger".

Les parents d'élèves s'insurgent contre une décision qui "vise spécifiquement la communauté musulmane". D'après Farida Saadi, seules des familles musulmanes ont reçu cette lettre. "Les enfants végétariens ne sont, eux, pas inquiétés", dénonce cette mère d'élève.

Selon les services municipaux, le cas de familles végétariennes ne s'est pas présenté.

Dans la lettre adressée aux parents, l'adjointe aux affaires scolaires précise que "tous les enfants doivent manger de tous les plats servis, même en petite quantité". "C'est une question d'équilibre alimentaire", précise-t-on à la mairie.

La question de la viande à la cantine avait fait l'objet de discussions depuis le début de l'année scolaire entre les équipes pédagogiques des écoles concernées et les parents d'élèves, sans qu'une décision claire ait pu être trouvée.

"Notre rôle d'éducation au goût et à la santé est de proposer tous les aliments aux enfants, viande compris. Mais il n'est pas question pour autant de forcer un enfant à manger quelque chose contre son gré, que ce soit pour des raisons religieuses ou autres", explique Claude Bochard, instituteur-adjoint à l'école Anne-de-Beaujeu.

Selon lui, il y aurait eu un "malentendu" entre la demande des parents et la réponse de la mairie. "Nous avons affaire à des familles qui ne sont absolument pas des extrémistes. Mais il s'agit d'une population en difficulté, hypersensible, qui n'a pas compris la rigidité de la réponse municipale", explique cet instituteur.

A l'école Anne-de-Beaujeu, les demandes des parents sur les questions d'adaptation des menus aux rites religieux ont commencé il y a environ trois ans. "Comme dans de nombreuses écoles, nous avons par exemple décidé de proposer systématiquement une alternative à la viande de porc", raconte Claude Bochard.

Presse Canadienne – 5 janvier 2005 - http://www.matin.qc.ca/divers.php?ar...20050105141646



Chambéry: tags racistes sur les façades d'un lieu de prière et d'un lycée

Des insultes racistes et des croix gammées ont été taguées, dans la nuit de vendredi à samedi, sur les façades d'une association de culte musulman et d'un lycée de Chambéry.

SOS Racisme a demandé dimanche aux autorités de démasquer et traduire en justice les auteurs des inscriptions racistes.

"Des croix gammées et des insultes très violentes ont été inscrites sur les murs et les portes de l'association et du lycée" écrit l'association dans un communiqué, "des inscriptions telles +mort aux traîtres+ ont été également découvertes sur les murs du lycée".

"SOS Racisme prend très au sérieux ces menaces et condamne avec la plus haute indignation ces actes racistes et xénophobes accompagnés d'un appel à tuer", affirme l'association.

"Nous appelons également les autorités à condamner fermement ces actes comme l'a fait le maire de Chambéry", demande SOS Racisme qui réclame "qu'une enquête rigoureuse soit ouverte pour que les auteurs de ces ignominies soient démasqués et traduits en justice".

"SOS Racisme compte s'associer à la démarche du lycée et de l'association pour que de pareils actes ne se reproduisent plus", ajoute le texte.

Selon Amar Thioune, membre du bureau national de SOS Racisme, il s'agit de s'associer aux plaintes qui ont ou vont être déposées. L'association musulmane, qui abrite une petite mosquée dans ses locaux, a déjà porté plainte, a-t-il expliqué.

AFP – 9 janvier 2005 - http://www.linternaute.com/afp/depec...bsp0nm_i.shtml





Coups de feux contre la mosquée de Castillon-la-Bataille

BORDEAUX (AP) -- Deux coups de feux ont été tirés contre la porte de la mosquée de Castillon-la-Bataille (Gironde) dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès de l'Association musulmane de Castillon (AMC).

Les deux coups de feux ont été tirés avec des cartouches de chasse et à faible distance. Cet événement se produit exactement deux semaines après une agression semblable contre la mosquée d'Agen, dans le département limitrophe du Lot-et-Garonne. Environ un millier de personnes, de toutes confessions et de tous mouvements laïcs, avaient manifesté à Agen pour dénoncer cet acte.

«Nous n'avions jamais eu de menaces, il n'y a pas eu de revendications et pas d'inscriptions», a expliqué le secrétaire de l'AMC, Jean-Paul Danlos. «Nous sommes une petite communauté musulmane intégrée dans une commune rurale de 3.000 habitants. Cette multiplication, après Sartène (Corse-du-Sud) et Agen, est inquiétante», a-t-il ajouté. L'association a l'intention de porter plainte.

De son côté, le président du Conseil régional du culte musulman, Chareffedine Mouslim, a «condamné fermement cet acte islamophobe». «Nous devons être main dans la main pour préserver la quiétude de notre pays. J'espère qu'après Agen et Castillon, la liste ne s'allongera pas. J'espère d'ailleurs qu'il n'y a pas de liste « a-t-il déclaré à l'Associated Press. AP

AP – 15 janvier 2005 - http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050115.FAP7550.html?1916





Une universitaire menacée pour avoir dénoncé l'exclusion de femmes voilées

Une universitaire d'origine tunisienne, qui avait dénoncé l'exclusion de femmes voilées d'une cérémonie de naturalisation dans une préfecture de la banlieue parisienne, a porté plainte après avoir reçu des lettres de menaces anonymes à son domicile, a-t-elle expliqué mardi à l'AFP.

"J'ai reçu deux lettres de menaces à mon domicile, le 11 et le 14 janvier, et j'ai déposé plainte le 12 avec un complément le 15 janvier", a expliqué Olfa Lamloum, politologue et chargée de cours à l'université Paris-X, confirmant des informations du Monde.

Les deux lettres, non signées et postées du même bureau de poste à Paris selon elle, étaient tapées à la machine. "Corses et Alsaciens nous ouvrent la voie de l'éradication du cancer musulman, quant à Olfa je lui déconseille de sortir", disait la première.

La deuxième, "poétique", dit Mme Lamloum avec humour, débute par "on les fera agoniser (les premières lettres de chaque mot formant l'acrostiche de son prénom, Olfa) au nom du Christ roi". Suit: "Loumloum, faire un scandale à la préfecture le jour où elle te remet ton torchon, suivie d'hystériques en linceul (...) de mémoire de coprophage, jamais tant de symboles du désastre français n'avaient été réunis d'un coup, il fallait au moins une politologue pour concevoir ça".

"Ton gourbi est désormais sous surveillance", conclut la lettre, qui la traite également de "yousséfiste", allusion aux partisans de Salah Ben Youssef, lieutenant puis ennemi irréductible du président tunisien défunt Habib Bourguiba.

Le 21 décembre 2004, Mme Lamloum se trouvait à la préfecture du département de Seine-Saint-Denis à Bobigny pour recevoir son décret de naturalisation lorsque cinq femmes voilées, dont trois devaient également se voir remettre leur décret de naturalisation, se sont vu interdire l'accès à la cérémonie dans le salon d'honneur.

Elle avait dénoncé cette exclusion qu'aucun texte ne prévoit et qui avait été condamnée par le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).

AFP – 18 janvier 2005 - http://filinfo.france3.fr/popup_afp.php?nameRegion=idfcentre&id=%20050118163536.ay6ayfwa
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MessageSujet: Re: Islamophobie   Lun 23 Jan à 20:12

Insécurité : les mosquées ne trouvent plus d'assureurs

SAMEDI 8 janvier, 1 400 personnes ont défilé dans les rues d'Agen (Lot-et-Garonne) pour protester « contre le racisme et l'intolérance », une semaine après que des coups de feu ont été tirés par un inconnu contre la mosquée de la ville. Le même jour, les responsables d'une association de culte musulman de Chambéry (Savoie) déposaient plainte pour des croix gammées et des insultes racistes inscrites sur leurs locaux la nuit précédente. Les dégradations ou les agressions « islamophobes » font partie de ces chiffres « noirs » sur lesquels il est difficile d'obtenir des données précises.

Depuis quelques mois, une association, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), tente de recenser les actes de vandalisme pour « combler progressivement un déficit de données concernant ce type spécifique de discrimination ». Entre octobre 2003 et août 2004, cette structure a répertorié 182 actes dont 28 dégradations de mosquées et 11 profanations de cimetières. Depuis cet été, plusieurs affaires sont venues s'ajouter à cette comptabilité. Tentative d'incendie sur une mosquée de la banlieue d'Annemasse (Haute-Savoie) début septembre, lieu de prière en construction ravagé à Aubagne, près de Marseille, et la liste ne cesse de s'allonger... D'autres indicateurs permettent d'illustrer les difficultés rencontrées par une partie de la communauté musulmane. La position des assureurs est à ce titre édifiante. Difficile d'obtenir une réponse précise des sociétés d'assurances sur la question de la couverture des risques des lieux de culte musulmans. D'emblée, la plupart des compagnies contactées reconnaissent que le « sujet est assez sensible » mais qu'il est examiné « exclusivement au regard des sinistres enregistrés ». « C'est le même raisonnement que pour un automobiliste qui aurait de trop nombreux accidents. Au bout d'un moment, il rencontre des difficultés pour s'assurer », commente un porte-parole.

« Les actes de dégradation semblent avoir augmenté » Reste que quelques coups de fil suffisent à comprendre les obstacles rencontrés par les responsables de mosquées. « Nous n'assurons pas de lieux de culte quels qu'ils soient, à l'exception de quelques locaux associatifs, mais pas de mosquées récentes », explique-t-on au service communication de la GMF. Idem à la Macif, qui souligne que la compagnie « n'a jamais assuré ce type de bâtiments en région parisienne ». « Nous sommes simplement plus tournés vers les particuliers », souligne un cadre de cette société. Aux MMA, les Mutuelles du Mans Assurances, une responsable précise que le groupe est un « acteur important de la vie des communes ». « Nous assurons donc certaines associations cultuelles dès lors qu'elles sont installées dans des bâtiments communaux. Autrement, cela ne fait pas partie de notre activité habituelle. » Chez Axa, le discours est plus nuancé. « Il n'y a pas une politique globale sur cette question », indique une porte-parole, qui souligne qu'il « n'y a pas de refus systématique. Nous examinons les dossiers au cas par cas. Mais il est vrai qu'en la matière les contrats que nous avons avec certains lieux de culte, comme la mosquée de Lyon, sont des dossiers assez anciens ». « Il faut reconnaître que la donne a changé depuis les attentats du 11 septembre. Non pas parce que notre regard est différent sur la communauté musulmane, mais parce que les actes de dégradation semblent avoir augmenté. Notre approche est pragmatique, pas politique ou philosophique », confie un assureur. Pourtant, il existe une compagnie spécialisée dans l'assurance de lieux de culte : la Mutuelle Saint-Christophe. « Nous sommes effectivement la seule société à travailler dans ce domaine, explique la chargée de communication du groupe. Mais nos statuts prévoient des interventions dans le monde chrétien. Nous nous occupons de nombreuses congrégations et églises mais pas de mosquées. D'ailleurs, à notre connaissance, il n'existe pas de compagnie comme la nôtre en France pour le monde musulman. »

Le Parisien – 18 janvier 2005 - http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/article.htm?articleid=245962346





La loi sur la laïcité à l'école se solde par 48 exclusions

Le nombre d'exclusions d'élèves pour port de signes religieux ostensibles s'est "limité" à 48 depuis la mise en oeuvre de la loi sur la laïcité à l'école, s'est félicité jeudi le ministre de l'Education nationale François Fillon, mais responsables éducatifs et du culte musulman déplorent la persistance des questions de fond.

A ces exclusions, s'ajoute une soixantaine de situations litigieuses réglées par des inscriptions dans le privé ou au Cned (enseignement à distance).

"Cette loi en faveur de la laïcité à l'école, hier contestée par certains, s'est imposée fermement et calmement. L'an passé, près de 1.500 élèves manifestaient ostensiblement une appartenance religieuse. Cette année, 639 ont été recensés", a indiqué M. Fillon.

"Le nombre d'exclusions fut limité à 48 élèves", s'est félicité le ministre dans son discours d'ouverture d'un colloque sur le centenaire de la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat à l'Université de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).

Selon lui, "plus de 550 de ces situations ont trouvé une solution par le dialogue".

L'immense majorité des élèves exclus sont des jeunes filles musulmanes mais parmi eux figurent trois sikhs de Bobigny (Seine-Saint-Denis) qui refusaient d'enlever leur sous-turban. Ils vont déposer en février un "recours pour excès de pouvoir" devant le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi auprès d'un de leurs avocats.

"Il ne faut pas se réjouir de chiffres lancés par-ci par-là", a déclaré à l'AFP le président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), Mohamed Bechari. "Le respect de la loi ne veut pas dire une adhésion à la philosophie de cette loi", a-t-il rappelé.

"Par cette loi, la France confirme sa singularité" en Europe, avec sa conception de la laïcité, a-t-il ajouté.

"Le débat qui a accompagné la loi a créé un sentiment antimusulman", en particulier "à l'égard des femmes musulmanes qui ont choisi de porter le voile, je ne dis pas à l'école, mais dans les lieux publics", a déploré M. Bechari, également vice-président du Conseil français du culte musulman.

"La loi renforce l'islamophobie", a-t-il estimé, appelant les "responsables politiques et les syndicats à réfléchir au devenir de cette loi-là", dont un article prévoit l'évaluation au bout d'un an.

Le secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement, Philippe Guittet, a pour sa part salué un "succès" face au communautarisme véhiculé par des "groupes islamistes", mais prévenu que des problèmes persistaient, notamment en matière de contenu des enseignements.

"C'est très peu, 48 conseils de discipline", a-t-il estimé.

"C'était essentiel pour mettre un coup d'arrêt au développement du communautarisme", a-t-il assuré, affirmant que la majorités des jeunes filles voilées subissaient la pression de ces groupes.

Interrogé sur un éventuel risque de déplacement du débat, M. Guittet a ajouté: "il y a des interventions de jeunes qui ne veulent pas qu'on parle e la Shoah ou du conflit israélo-palestinien".

AFP – 21 janvier 2005
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